éditions \" à l\'écoute \" , hors commerce

D.O.Tron : Les statues du roi Mantoum & autres contes invraissemblables

 
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LES STATUES DU ROI MANTOUM ET AUTRES CONTES INVRAISSEMBLABLES 
glanés de 2007 à 2012
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Il y a quelques temps, je lisais dans un magazine, prêté par un de mes voisins, une interview où Max Gallo racontait son parcours, depuis son enfance avec un père d'origine italienne , à Nice, jusqu'à son entrée à l'Académie française. J'étais rassuré par son ton sincère, notamment lorsqu'il s'accuse d'avoir contribué au suicide  de sa fille en étant "monté" à Paris au fil de ses ambitions. A un moment, il évoque son ami et mentor Jean François Revel, qui lui dit quelque chose comme "Rassure toi , moi aussi je suis un imposteur"
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Franchement j'ai été étonné de ces propos, et j'ai du mal à les comprendre, surtout que ces écrivains me paraissaient des spécimens rares d'honnèteté intellectuelle, même si ce que j'ai vécu, en majeure partie loin de France,m'empêche d'en être arrivé aux mêmes conclusions qu'eux. Je me suis fait régulièrement traité d'imposteur, sans comprendre du tout ce qu'on me reprochait, ayant la conscience claire et ayant tellement de peine à me mobiliser pour mes propres  intérêts matériels, n'ayant trouvé la paix de l'âme que dans la poursuite de mes idéaux, même lorsque je m'illusionnais, ou que l'on me trompait.J'ai réuni ci dessous quelques témoignages sur des impostures que l'on m' a rapportées.  
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1
Un coup d'Etat anticolonialiste
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Alors que je vivais encore sur l'île de Huahiné dans le Pacifique, île dont le nom a jadis signifié semence de femme ou sexe de femme ,en raison  sans doute de son relief, je fus pris en autostop  par Alfred un jour que mon scooter était en réparation . Il était  habillé , à la soixantaine, comme un rocker du  20 ème siècle, avec des pendentifs , des tatouages, des cheveux un peu longs. il tenait  une boutique de souvenirs à l'aéroport, où il se rendait juste aux heures d'arrivée ou de départ des  avions , il y avait  en général un ou deux vols par jour. Moi j'étais venu attendre l'avion de Tahiti. C'tait au temps où j'étais en couple avec Tila , elle avait dû être opérée à Tahiti  et arriver avec un avion qui pour l'instant était en retard . Donc je conversais avec Alfred et j'avais été très étonné , lorsqu'il m' avait expliqué  qu'il était en fait à la retraite, d'apprendre qu'il avait été agent secret. Ce n'était pas le premier barbouze que je rencontrais . Ce genre de personnes semble éprouver une certaine jubilation à  se raconter , une fois retirés ,sans doute parce que dans le passé ils étaient tenus au secret et que désormais  ils ne lésinaient pas sur l'alcool ou la fumette, la défonce . Leur conversation était paradoxale, car d'un côté ils avaient commis des horreurs en service commandé par les autorités les plus strictes, et de l'autre ils étaient restés ou devenus des marginaux , du moins ils en avaient l'allure, quoique leurs pensions de retraite , venue tôt puisqu'ils étaient militaires, fussent confortables .
 Moi : Mais il n'y a pas beaucoup de gens qui viennent par ici, et ils ne font que passer à l'aéroport . Tu arrivess quand même à écouler ton stock ?
Lui : Oh mais ce sont surtout  des gens riches qui prennent l'avion, pas que des américains , même des locaux , aux frais de la princesse. C'est surtout en repartant qu'ils achetent des cadeaux . Tu devrais me laisser une ou deux peintures, quoiqu'elles seraient moins  encombrantes à acheter si tu  les présentais  sous forme de kakémono, avec un bambou où on peut les rouler.
Moi : je croyais qu'avec la libération des prix par Oscar Temaru , tout le monde tirait la langue.
Lui:  Toi tu tires la langue parceque ta retraite est petite , mais crois moi , y en a  qui ç profitent du système ! 
Moi : Qu'est ce que t'en penses ,toi , d'  Oscar qui se fait parrainer par Ségolene , après que Géros l'ait fait applaudir par les élus Tavini comme étant le LePen des polynésiens 
Lui : oui   je sais , mais il vaut mieux en rigoler , t'as pas compris que les politiciens ça peut tout dire et n'importe quoi ? Regarde  Emile  Vernaudon, il a tout été, giscardien, écolo, socialiste , chiraquien , indépendantiste, lepéniste, mais c'est juste de la gesticulation, les gens suivent ce qu'il raconte en tahitien, le reste ils ne savent même pas à quel parti leur chef  s'allie, ils votent pour lui parce qu'il met au pas les voyous , on l'appelle le shériff mais il n'hésite pas à puiser dans la caisse. Avec l'argent public il est tres généreux, pour lui et même parefois pour de  pauvres gens , il en prend sous sa protection. Lui c'est juste pour faire peur  qu'il montre qu'il peut soutenir n'importe quel parti à l'Assemblée nationale. Comme Tahiti a tellement peu de députés, il fait monter les enchères , car sinon, il serait invisible .
Moi : Et qu'est ce que tu en penses , de cet élu qui est allé dire en pleine assemblée , à Papeete,  que nous les popaas, on est une pollution comme la fourmi de feu pour le cochon ou le myconia pour la foret ?  On entend dire autour de lui que les français sont les arabes des tahitiens , et  qu'après ce sera l'invasion des espagnols, puis des albanais, des turcs et des maghrébins.   Et pourtant tous ces élus indépendantistes , à l'assemblée ,leurs chargés de mission ce sont tous des popa'as . J'ai  un ancien collègue, qui m' a dit,  comme il s'y connait en informatique, de passer à l'assemblée  avec mon ordinateur à réparer, j'ai vu son bureau et j'ai été étonné,  lui qui en privé décrit  l'indépendance comme un film catatrophe,  là il fait les discours  indépendantistes en français pour eux
Lui : ah tu vois c'est comme en Afrique, les dirigeants locaux  c'est surtout le rôle qu'ils veulent, l'argent, puis ils payent des blancs pour les conseiller  ou faire leur publicité, leurs discours , évaluer leurs investissement et ils les payent très bien , sois en sûr....Tu sais , déjà avant Mururoa , Sanford s'était  fait élire pour l'indépendance. Au référendum de 1958, seule la Guinée a dépassé les 50 pour cent , apres c'était la Polynésie. Mais lorsque DeGaulle a mis les millions sur la table  pour Mururoa, les politiciens locaux  ont commencé à se dire que la France protégeait Tahiti  de la colonisation américaine , chinoise ou australienne, c'était le moment d'y penser , et comme ça les élus indépendantistes continuaient à se montrer sourcilleux sur les intéérêts du pays. Quant aux élus anti indépendantistes , comme Alexandre  ,lorsqu'on l' a priss la main dans le sac , qu'il s'est retrouvé en prison, alors là il a illico retourné sa veste et crie à la justice coloniale . Moi tu sais ,  quand je regarde les infos  à la télé , je me demandepourquoi je les regarde encore, franchement, tout est truqué!
Moi : Tu m'as dit que tu avais été agent secret
Lui : Oui, enfin , c'était avant,  en Afrique. De toutes façons les gens ils croient que ce qu'ils veulent croire , ou ce que la télé leur raconte . Pourquoi tu crois que deux ans après le référendum sur l'indépendance tous ces pays d'Afrique sont devenus soi disant indépendants avec pour présidents ceux qui avaient fait voter contre ? En Polynésie , ça fait un demi siècle  que chaque fois qu'un indépendantiste  est élu au gouvernement il commence par placer ses proches  dans des boulots de fonctionnaire et ensuite l'indépendance on en parle seulement , parce qu'on se dit qu'elle va être imposé par Paris , pour faire des économies , mais sinon  personne n'est pressé, c'est juste un baratin pour faire peur aux popa'as, afin qu'ils n'immigrent pas en masse, que seuls les plus riches et les locaux investissent , tranquillisés par  la défiscalisation. En fait ces politiciens n'ont pas besoin de l'indépendance pour avoir les mains libres . Ils la craignent car ça pourrait mal tourner pour eux. Ils craignent que d'autres en parlent à leur place, et pour une partie de la population , c'est un slogan qui marche, expliquer les difficultés par les immigrés, ça dispense de réfléchir et de réformer, cela se fait partout.
Moi : Ils  jouent sur la langues tahitienne où le même mot tiamara'a peut signifier  liberté , dignité , autonomie, indépendance. Avant l'élection Tila me dit de voter pour Oscar , car son oncle qui est diacre a rappellé que lui, il met la croix de Jésus sur les bulletins  de vote à son nom  .Puis le surlendemain, une fois qu'Oscar a été élu, elle me demande  : ca veut  dire quoi, indépendance, socialisme ? En fait elle n'est même pas allée voté, elle était à l'entraînement du hand ball, ils ont besoin d'elle car en tant que gardienne de but elle arrête tellement bien les balles  que son équipe, presque toute de sa famille  a toujours besoin d'elle pour être sélectionnée et voyager.  Mais voila ce que lui a dit son oncle, fonctionnaire retraité qui a depuis changé de parti : voter pour Oscar c'est comme voter pour Jésus,c'estr se mettre sous sa protection . D'ailleurs Oscar  l'a dit : voter pour l'indépendance , c'est voter pour l'Evangile ! Il  n'y a pas si longtemps , le chef du FLNKS de passage à Tahiti a sorti à la télé: Oh l'indépendance, disons  que c'est de la démagogie.  Il se taxe lui même de démagogue ! il se justifie  en suggérant qu'il faut bien raconter quelque chose aux électeurs canaques  !  Et il rappelle que de toutes façons,  comme il y a dix sept langues dans son pays , on y parle plus français qu'à l'Assemblée tahitienne !
Lui : Ce qu'ils veulent c'est le pouvoir , les postes de décision , l'argent; et pour l'instant ils en ont  si le pays est  autonome ,  ils en récoltent davantage . regarde Tefaarere,, lui il est à la fois royaliste ,à Huahine  et s'il va  à Paris il fréquente l'extrême gauche syndicale, il passe pour le révolutionnaire du Pacifique  ! Il y a peu il criait  contre le colonialisme , il manait lui même  une attaque contre l'aéroport avec lui  , lui inspecteur de police , et l'aéroport brûle   , et puis ensuite, il dit que son ancêtre Pomaré 5 a été très sage de demander la citoyenneté française pour les tahitiens... et on le retrouve avec oscar ministre de l'équipement, des aéroports !!!  Sais tu que  les élus de l'Assemblée se sont votés une retraite de pilote d'Air France même s'ils ont siégé un seul jour !
Moi : je me souviens avoir entendu  Sandras aloirs  son bras droit  expliquer à la télé , avant de devenir député flossiste que l'aéroport en feu c'était parcequ'il ne fallait pas  que les journalistes étrangers soient venus pour rien , fallait bien qu'il y ait un évènement à la reprise des essais nucléaires , c'étaient eux qui auraient  poussé  à l'évènement ! Ce qui n'a pas empêché  Tefaarere de  bien menacer Oscar, dçs qu'il a été élu,  de donner les preuves que c'était lui qui avait demandé de brûler l'aéroport , afin de  pouvoir jouer au bon pasteur qui peut arrêter les violences... s'il n'avait pas eu son ministere , il s'alliait lui aussi à Flosse , avant qu'Oscar en ait l'idée ...   Et tu sais , la mere de Tila en voyant l'aéroport bruler à la télé eu une attaque et en est morte. des choses comme ça , ça n'existait pas avant en Polynésie, cette violence. il fallait remonter aux temps aux temps tribaux.
Lui : Eh oui, on a connu la Belle époque, ça tout le monde le dit que la belle époque , c'est fini, avec démocratie galopante, le tarissement des subventions pour faire digérer la bombe, car paris dépensait  trois fois plus par tahitien que par parisien. Bien sûr ça été largement raflé par les plus riches , mais quand même la population était plus joyeuse et insouciante qu'ailleurs où  les gouvernements la tienne mieux par l'angoisse du lendemain. Ici il fallait que les gens ne voeint de la bombe que les avantages collatéraux, que le france paraisse une protection sociale contre la dérèglementation libérale des indépendantistes,. Tu as vu, à peine arrivé au pouvoir , oscar e a libéré les prix ...
Moi : Je l'ai senti . Avec ma retraite qui est tres en dessous su salaire minimum, je commence à me dire que ça va être difficile de continuer à louer en polynésie. va falloir aller de plus en plus loin dans les îles , et les vahinés qui aiment les îles désertes, c'est devenu rare.
Lui :  En fait les indépendantistes  ont plutôt peur que s'ils proclament l'indépendance , ils ne soient plus du tout indépendants, parce qu'en Afrique , le président français peut plus facilement changer le président qu'en Polynésie où la Constitution française l'en empêche. C'est comme aux Comores , il faut être vraiment naîf pour croire que Bob Denard était un mercenaire
Moi : Et toi tu as fait des coups comme ça ?
Lui : Je vais pas te dire dans quel pays, mais j'ai été envoyé, avec une équipe , former tout un bataillon. Apres , ces jeunes ont pris le pouvoir , et ils m'ont viré tout à fait officiellement, comme un malpropre, mais c'est moi même qui avait organisé toute la mise en scène ! Toutes les télés de France et de Navarre  m'ont vu les mains en l'air, avec des mitraillettes dans le dos tenues par les gars que j'avais formés , et  entendu  le chef qui disait au micro : ce blanc c' est un mercenaire au service du colonialisme et de son valet, le dictateur que nous avons renversé... J'en rigolais en moi même de voir tout le monde qui gobait ça, juste du théâtre , de la mise en scène, on m'avait dit de leur apprendre leur rôle. Et  ça passe, parce que les gens,  en Afrique et pareil en France  , ils croient ce qu'on leur raconte  ! Et moi j'ai fait ce pour quoi j'étais payé, et je ne suis pas le seul , crois moi ! Alors tu comprends , les infos, tu peux pas savoir ce qui est vrai, autant regarder un film. Là  tu te dis d'avance que c'est de la fiction. Tu tombes sur une histoire de banquier qui va financer l'armement d'une ethnie, de son roi , et le roi  demande : mais vous faites tout ça pour quoi, et le banquier  répond :  une fois que vous serez président, faudra  juste signer le contrat qu'on vous a préparé pour le pétrole, les minerais, les diamants.  Eh bien voilà c'est un film de fiction, mais ça se passe vraiment comme ça ! Le banquier et toutes ces entreprises mondiales , ils  redoutent  qu'un président se mette en tête  d' essayer de faire une caisse de chômage et de sécurité sociale  comme en France, ça leur coûterait tellement plus cher d'avoir à contribuer qu'ils sont prêts  à éliminer les obstacles  . Surtout , tu imagines s'ils devaient payer leurs employés africains  au tarif français  , dix fois plus cher ... Il préfère traiter le français d'assisté de faineant, et lui donner en exemple les courageux africains  ! Bon l'avion est arrivé, regarde Tefaarere , il est là, il a une bonne tête malgré tout ... Qu'est ce qu'on ferait si on était à sa place... 
Moi : Et ça te faisait quoi, de jouer le jeu de tous ces coups tordus ?
Lui :  Tu sais, quand tu entres dans l'armée , tu crois vraiment servir ton pays , le défendre contre des salopards, et de toutes façons, si ce n'est pas la France qui e ramasse le jackpot, c'est un autre pays. Et personne n'a envie de boire la tasse . Toi  tu vois peu à peu comment ça se passe, mais qu'est ce qu'on peut faire, c'est un cercle vicieux, on te paye bien pour faire un boulot, tu as l'impression que tout le monde et malhonnête, et que nous on est juste de exécutants, et que ça ne servirait à rien  de dénoncer tout ça, on ne nous croirait même pas  ...Franchement le pouvoir ça pourrit, et s'attaquer à tous ces bandits, c'est récolter des ennuis  seulement . J'étais quand même content quand j'ai pu raccrocher  , je me suis fait oublier... Heureusement qu'à l'armée tu peux prendre ta retraite tres tôt. Sinon nous les barbouzes  on est des gens comme les autres, simplement dans cette vie , il y a des engrenages, et ce n'est pas les grandes ordure qui veulent salir leur  costume tout propre de père de famille. Comme les gens votent pour eux en les prenant pour de braves gens, il leur faut des exécuteurs pour les basses oeuvres... en plus ils ont eux même leur côté cool, humain, ils se rendent compte un jour qu'ils jouent juste un rôle et s'ils arrêtent de le jouer, on met plus méchant à leur place... alors ils se disent qu'ils vont faire tampon, qu'ils sont quand même utiles, qu'on ne fait pas d'omelettes sans casser les oeufs  mais qu'ils vont limiter les dégâts.
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LE TIREUR SURDOUE
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Quelques années apres je vivais en  Afrique noire avec Nimozette, au pays Mékako . Je préfère ne pas donner le nom de ce pays, mais il suffit d'une courte enquête pour situer ce pays Mékako , c'est dans une région majoritairement chrétienne et animiste, disons que les gens croient   aux esprits de la nature, mais pour se protéger de la sorcellerie criminelle qui est très répandue, ils passent souvent d'une église chrétienne à l'autre, tout est bon pour contenir les démons? Et il ya aussi les églises chréétienne  dites réveillées , là il y aurait beaucoup à dire, il y a eu pas mal d'articles sur le net à propos de ces églises créées par des gourous africains, elles sont perçues comme des refuges comme la barbarie mais dans certaines des séances d'exorcisme auraient tourné à la barbarie  . MBENG est le nom utilisé par beaucoup d'africains du Mékako pour parler de l'Occident, les habitants de Mbeng sont des mbengétés, qu'ils soient blancs, noirs , jaunes, ou métis. 
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Je résume le texte ci dessous , parceque des lecteurs m'ont dit se perdre dans mes témoignages, c'est un monde tellement inhabituel pour eux qu'ils en baillent, et donc on me conseille d'être plus clair, de motiver le lecteur, et comme celui ci est parfois distrait, j'enfonce le clou deux fois   , je me répète, c'est un pli que j'ai pris lorsque j'étais  enseignant . J'avais vu aussi que l'tronie  était rarement perçue par les éleves. En Polynésie , ils croyaient vraiment  que Montesquieu justifiait l'esclavage des noirs par leur laideur . Franchement c'est difficile d'avoir des vrais lecteurs, plus difficile même que d'avoir une réputation, méritée ou non. Enfin , on n'est quand même plus au temps où les messagers porteurs de mauvaises nouvelles se faisaient empalér ... quoique ...
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Bon je résume mon récit  pour ceux qui sont tres occupés et n'auront pas le temps de lire le texte entier   : René , dont je ne sais pas encore qu'il fut lui aussi  barbouze, est assis pour écouter de la musique que je joue avec des amis sur la plage. Au coucher du soleil, tout le monde se disperse, et je reste seul avec lui , qui me raconte pourquoi il a vendu son restaurant, attaqué par le fils d'un général de l'armée présidentielle. Cette armée présidentielle est notoirement orchestrée par un général mbengété en activité,  qui habite juste à côté de là où on est assis. Du lieu de la conversation on voit son palais .Quand il tait jeune , René a été  recruté comme garde du corps d'un ministre français . A l'armée on avait constaté ses dons pour le tir au pistolet, lui même avait découvert lors des entraînements qu'il parvenait toujours à tirer dans le centre de la cible, même lorsqu'elle se déplaçait.Après avoir été le garde du corps du ministre Pasqua il fut chargé au Mékako d'escorter des agents secrets qui faisaient  disparaître des papiers compromettants liés  à des transferts d'argent entre personnalités alliées de France  et du Mékako  . Certains postes  de directeurs de multinationales ,selon René sont souvent des couvertures pour des activités orchestrées par les services secrets Mbeng. René est désormais à la retraite, et comme il vit avec une femme noire, il subissait la politique contre ce que le président nagy Bocsa appelait l'immigration subie, celle des couples franco étrangers. Donc René  ne peut vivre avec sa femme qu'au Mékako, il ne peut pas voyager avec elle dans son pays natal en France, vu  qu'elle  n'a pas correspondu aux critères officieux du consulat français , qui sont différents des critères affichés.C'est ce qui a poussé rené à adhérer à des associations de défense des droits de l'Homme et à  dire ce qu'il sait des pratiques barbouzes, où il s'est laissé entrainé jeune par les arguments du patriotisme militaire et de la vie financièrement facile. René vit depuis si longtemps en Afrique qu'il parle parfois le français avec des expressions  africaines.
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La rencontre avec René a lieu sur ce rivage  d'Afrique dont  je ne bouge presque jamais. Ce  jour là j'avais quitté ma terrasse pour m'asseoir sous un arbre et jouer de la musique, de la flûte de pan , avec un visiteur guitariste . Quelques promeneurs juvéniles à la peau noire s'étaient assis devant moi et tapaient dans leurs mains ... René  c'était un vieux blanc avec un regard d'enfant perdu, dont je ne savais pas  qu'il habitait un peu plus au sud au bord de l'océan , et qu'il était comme moi même  en ménage avec une femme noire .
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Lorsque  le soleil fut couché, les badauds se dispersèrent, chacun rentra chez soi. René  seul resta assis sur un bout de bois, face à moi. Je  l'interrogeais .Il m'apprit qu'il avait vécu longtemps au pays Mékako .Jadis il avait été le patron du restaurant Fleur Marine .Maintenant il l'avait vendu, il en était soulagé  .Sur ma demande il m'expliqua pourquoi . . .
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Un jour où il pleuvait beaucoup, son resto était plein de jeunes blancs recrutés par l'empire Mbeng pour collecter des informations dans chaque province du  Mékako. Fumeurs de joints désargentés,   anciens prisonniers presque repentis de quelque petite délinquance,  ils bénissaient l'aubaine d'une  réhabilitation. Désormais ils étaient presque devenus des agents secrets Bon Chic Bon Genre.  Ils n'avaient en fait que le pouvoir d'informer leurs bienfaiteurs , qui voulaient vraiment tout savoir. . .
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La joyeuse horde déglinguée d'anciens marginaux venait de débarquer . Ils étaient tous assis autour des tables rondes face à la mer . ils se régalaient  de bière , de café et de poisson braisé. La pluie était épaisse et ne cessait jamais. Elle dressait une  muraille autour de la ripaille , muraille protectrice, quoique contraignant à stationner.  Peu importe, la vie était enfin facile à gagner . . .
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Soudain, malgré l'orage, quelques 4x4 vinrent se garer autour de la bâtisse . Si ces clients nouveaux avaient  téléphoné ils auraient su que dans ce troquet il  n'y avait plus de quoi s'asseoir pour passer le temps et consommer ... . . Hélas en fait les visiteurs étaient armés de mitraillettes. C'étaient de vrais bandits sans scrupules et tres entraînés .
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Ils donnèrent aussitôt  l'ordre à tous de s'allonger sur le sol . Ils  semblaient avoir été au courant de l'arrivée des apprentis barbouzes mbengétés, des  marionnettes encore innoffensives  à plumer , même pas armés ! Alors les bandits exigent : "Sortez vos portefeuilles on va les ramasser" .Et à l'intention de  René : "ouvre nous bien ton tiroir caisse et ton coffre , et vide aussi tes poches" . . La femme noire de René voulut résister . Elle réchignait à retrouver la clé. Alors d'un coup de crosse elle fut assommée  par le chef de la bande armée, après qu'il eut un peu rigolé de la crâneuse . René sans attendre donna tout ce qu'il pouvait .cela ne l'empêcha pas de reconnaître  sans hésitation le chef de la bande  : c'était le fils d'un général de la milice présidentielle.
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Nous  étions assis, René et moi,  face au soleil qui rougeoyait sur la ligne d'horizon , avec au loin  les îles et les plate formes pétrolieres. A moins de cent mètres au Nord s'élevait  le palais du blanc mbengété, un général israélien ,  qui commandait la garnison du président, la garde républicaine, plus puissante et davantage crainte par la population que l'armée  du Mékako elle même, qui servait surtout à canaliser les ambitions  .  Bientôt des milliers de lampes allaient s'allumer  sur les murs, les balcons et les jardins de ce général  qu'on disait mercenaire.
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De l'autre côté de la plage  au Sud  le roi du pétrole et de la pompe à eau avait aussi son château.Lui aussi un blanc. Bientôt des projecteurs installés illumineraient  la plage. Pour la sécurité sans doute.  René me confia  qu'il avait longtemps été un barbouze ,et maintenant il était retraité. Il connaissait ces gens là qui habitaient des deux côtés du terrain où je louais une petite maison au toit percé qui prenait l'eau. Sur ce terrain il y avait , disposées en fer à cheval face à la mer ,d'autres constructions plus ou moins vétustes, avec des locataires noirs , chinois , arabes , qui se sentaient protégés d'être ensemble. L'isolement  aurait encouragé les violeurs et les cambrioleurs . Ceux ci tuaient ceux qui leur résistaient ou n'avaient pas prévu d'argent pour eux.
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René me parlait maintenant  des gradés de la garnison,  des bons vivants. Ils étaient à leurs heures de travail des professionnels  en assassinats civils , ils y initiaient  leurs soldats fidèles aux directives . Ils étaient associés aux généraux et colonels des bantoustans Mékako dont  René connaissaient même les rivalités. Par exemple il était arrivé qu'ils se sabotassent leurs hélicoptères, tant pis pour les victimes collatérales,  le pilote et  un passager .
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Jadis , René ,  on l'avait fait  aussi passer pour un mercenaire alors qu'en fait il était militaire et fonctionnaire, agent secret ...A l'heure de la retraite , il s'était  fixé au Mékako où il avait sa femme couleur d'ébène. Elle aimait ardemment se faire sauter. Avec elle il ne craignait pas la panne , l'andropause. C'était une femme enthousiaste et pas compliquée , qui l'aimait. . .
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Mais ce qu'il n'avait pas prévu c'était qu 'en ce début de XXIème siècle   l'empire Mbeng tombe  pour une durée indéterminée sous la férule du président Nagy Bocsa , dit le nabot . . Et  ce politicien ,une fois au pouvoir avait donné la consigne, en dépits des lois et accords internationaux, de refuser les visas aux épouses noires des immigrants blancs, et à toute femme et homme de couleur, sauf  s'ils étaient issus  de la caste des méritants de l'économie ou de la politique, méritant signifiant riches .
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Ces méritants pouvaient voyager , il s'agissait surtout de gens qui par  leurs fonctions ou leurs uniformes , se sentaient autorisés à racketter la population  et de  tous les  fidèles auxiliaires du pillage des matieres premieres des pays  Mékako par l'empire Mbeng . A ceux là  les soi disant démocraties de Mbeng  facilitait la vie , c'étaient  des complices. Dans les asemblées du Nord, on   leur faisait voter des aides au développement  et ils prouvaient discrètement leur gratitude par  des  rétrocommissions ...
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 René désormais avait la rage contre Nagy Bocsa  et me disait que c'était un bandit  . . . Nagy Bocsa trempait sa langue dans toutes les idéologies de droite , de gauche et du centre ,il se proclamait  l' ami de la plupart des  autres dirigeants de la planète , qu'ils se disent communistes, capitalistes, dévôts de toutes croyances,pourvu qu'ils soient puissants . Mais il n'hésitait pas à les trahir s'ils risquaient de trop parler, ils étaient alors détrônés, voire tués, et de meilleurs contrats étaient passés avec leurs opposants pour exploiter les ressources du pays . Au  peuple français   Nagi Bocsa  promettait  de le débarasser  de la racaille qui dénigrait  les  droits de l'homme et les valeurs chrétiennes.
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Nagi Bocsa , c'était le fascisme new look, qui se démarque officiellement des fascismes du temps passés, honnis dans les écoles de la France . Nagi Bocsa était un illusionniste de talent , un  métteur en scène efficace  , un humoriste qui savait faire croître la sympathie à son égard  parmi les mbengétés de souche et même parmi certains métis ou anciens immigrants à qui il confiait la tâche de bloquer  l'immigration étrangère représentée par les couples en noir et blancs. L'épouse de Nagi Bocsa  , une artiste italienne d'origine milliardaire, faisait l'éloge de sa grande humanité dans les journaux . Pour ses dévôts, et il y en avait pas mal dans ma famille biologique, il était comme un croisé qui défend la civilisation contre les barbares. Néammoins pour les minorités qu'il avait désignées comme les boucs émissaires des inquiétudes de la population, c'était un démon. Lorsqu'il persécutait les Roms sous couvert de les aider à vivre mieux , un prêtre catholique était allé jusqu'à souhaiter qu'il soit terrassé  par une crise cardiaque .Qupoique le pape eut condamné les excès de Nagy Bocsa, le prêtre dut présenter des excuses . Nagy Bocsa  avait été élu pour éponger les dettes de l'Etat , il les avait  multipliées . Il avait promis que pendant son tour de piste,  il en finirait avec les paradis fiscaux ... il multiplia plutôt sa fortune ...
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René avait la rage,car il lui était désormais impossible de voyager en France avec sa femme , où il  avait famille, amis , des enfants , même un verger . Il était né là bas , s'était battu pour le drapeau et voilà , vu qu'elle était noire , qu'il ne pouvait montrer la patte blanche de son épouse traitée comme une pute immigrée . Pendant ce temps les vraies putes continuaient à passer la frontière  car à tous les échelons elles étaient rentables ,c'était la loi du marché , et elles ne savaient même pas que ceux qui avaient payé pour les visas allaient les sequestrer et les transformer en putes . 
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Du coup, René avait pris sa carte de plusieurs associations de défense  des droits de l'homme à l'échelle internationale et sa rancoeur était telle qu'il aimait  à déballer son témoignage d'ancien barbouze repenti et retraité ... Comme il avait été garde du corps d'un ministre de la Police  , il avait vu  d'honorés politiciens et ministres blancs ou noirs du Mékako ou de l'empire Mbeng toucher de grosses liasses de mafieux sans frontières, des malfrats prêts à tuer autant de gêneurs qu'il fallait pourvu qu'en pays libre ils se sentent protéger .Après avoir été garde du corps  il avait été affecté dans les services secrets  français  au Mékako."Mais " , lui demandais je," comment étais tu entré dans ce système? "
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" Voilà comment ça s'est passé," qu'il me répond." Je  faisais mon service militaire comme le faisaient tous les jeunes gens de france pendant un an à l'époque.Et à l'entraînement on découvrit que  j'étais un champion de la gachette. Champion de tir de loin comme de près. Jamais je ne ratais le centre de la cible même par grand vent. J'ajustais  d'instinct le tir  et sans lunettes. Bref au pistolet j'étais doué . Moi même je n'en avais rien su  avant d'être envoyé  ces entraînements . Cela venait tout seul .Les  gradés trouvèrent dommage que mes talents se gâchent dans d'autres corvées. Je  fus assigné au service d'action civique animé en ces temps par un ministre qui était alors  le parrain du nabot Nagy Bocsa  encore jeune. . . 
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J'étais un des gardes du corps de Charles Pasqua,je  l'accompagnais partout. Dans les meetings où il promettait à la foule de terroriser les terroristes, et d'éradiquer les malfrats .Et aux rendez vous où des mafieux de diverses couleur de peau lui livraient des valises de billets  . Ouaih  ses campagnes électorales étaient en grande partie financées par les mafias. Mais tu sais  ces gens sont normaux , on avait l'impression  qu'ils  fraternisaient gentiment, la bonne humeur régnait."
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 "Et toi, " demandais je, " ça ne te gênait pas ?" . "Tu sais," répond René," j'étais jeune et militaire " .On m'avait raconté que pour servir notre belle France il fallait des gens comme moi qui sachent bien tirer . J''étais casé dans un boulot en or rarement fatiguant , où ce fut plutôt rare d'avoir à tirer, et j'étais persuadé que les gens haut placés savaient ce qu'ils faisaient ...Ils expliquaient : comment supplanter nos ennemis, ces barbares, si on ne joue pas  sur le même registre,les  réalités géopolitiques sans pitié ... bref  il fallait défendre notre civilisation avec les alliés disponibles !"
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" Alors,"  continuais je," ensuite on t'a envoyé travaillé au Mékako ?"
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" Oui, répond il , car là aussi il y avait des valises de billets ,et moi   j'étais dans une équipe missionnée pour accompagner et protéger les bureaucrates chargés de faire disparaître toutes les traces de ces transferts , et  toutes sortes de documents compromettants, on ne m'expliquait même pas ce qu'il y avait dedans, j'étais là pour protéger seulement avec mes armes" .
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" Tu veux dire," insistais je, "pour tuer ?"
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"Bien sûr",  qu'il me fait," mais en dernier ressort, c'est plus que rare d'être vraiment en danger, ce sont les autres qui ont peur, nous on était dans la routine . Et devant le bon Dieu je ne me sentais  pas responsable puisque  j'obéissais aux ordres , hypnotisé. On devait  tuait le moins possible car les morts ça se voit, alors que les papiers on peut les brûler,  ce qui permettait de transformer  toutes sortes d'arrangements  en fiction ,  aucun journaliste ne pouvant rien prouver ... on ne tuait seulement  lorsque c'était inévitable, ou programmé ... . En fait dit il encore, sais tu qu'au Mékako 80% de l'économie publique et privée appartient aux grands patrons français ? Tous ces gens qui orchestrent la coupe du bois et les forages ,les plantations pour l'huile de palme et tout ce qui a un prix . Et eux mêmes  et leur cadre sont souvent des agents secrets , ingénieurs en minerais et autres spécialistes , avec doubles casquettes. Tous  défenseurs comme moi même de la civilisationfrançaise ... 
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Quand on est bien payé, on croit à toutes les sornettes ! Puis tu sais, dans les arts martiaux, le gagnant, c'est celui qui a feinté, celui qui a convaincu son adversaire d'une attaque mensongère, alors il va répliquer à un autre niveau que l'attaque véritablement préparée. Bref on est tous manipulés. Ceux qui connaissent la vérité sur une question qu'ils veulent manipuler, ils doivent faire passer pour vérités des mensonges qu'ils ont inventés pour détourner l'attention des publics ."
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Le soleil se couchait orange .Quelques semaines auparavant une des plate formes pétrolieres avait pris feu, c'était énorme, cet incendie sur la mer. De gros bateaux avaient convergé sur les lieux et finalement tout éteint. En une nuit ils avaient apparemment emporté même les piliers . Et le temps d'une autre nuit, quelques semaines après , une  nouvelle plate forme avait été érigée .René m'expliqua qu'avec la technologie on faisait  désormais des miracles. D''énormes navires pouvaient  rapidement dépliers des îles flottantes sur les hauts fonds au dessus des nappes de  pétrole.
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Pendant ce temps là les peuples du continent Mékako survivaient dans la précarité, mais heureusement il y avait la chasse , la pêche et les jardins et nous étions bienvenus , nous les  mbengétés . L'homme blanc ,suite aux indépendances ,était sacralisé par tous ceux qui ne le vomissaient pa sytématiquement, il était  devenu synonyme d'emplois même si c'étaient les intermédiaires locaux qui profitaient surtout de l'aubaine. mais il fallait accepter leur loi pour survivre.  Alors les habitants du Mékako rêvaient des villes de l'empire Mbeng,  car on voyait à la télé les gens qui parlaient des droits de l'homme, même les dirigeants .Là bas même si tu n'avais pas d'argent on te soignait dans les hopitaux .En Mbeng  apparemment les méritants en uniforme ou en costard n'étaient pas autorisés à racketter le peuple par des chantages toujours renouvelés . Les indépendances  avaient donn le mauvais rôles aux chefs bandit qui rackettaient la population et dont on ne savait pas à quel point ils étaient militairement armés par l'empire Mbeng.
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 Beaucoup d'habitants du Mékako fuyaient la pauvreté infernale par la mer ,quitte à en périr d'une simple tempête .Là bas de l'autre côté de l'océan on faisait de la publicité  la vraie démocratie, la civilisation des droits de l'homme ! Dieu, apparemment , était encore bienvenu au nord, alors qu'en Afrique, il avait cédé le terrain aux diables .On ignorait que le président Nagy Bocsa  faisait voter des crédits pour que les patrouilles mékakos à quelques encablures du rivage arrêtent les fuyards qui se rêvaient en immigrés.Beaucoup disaient : C'est un grand président , car il prononçait de grandes paroles. Les Africain devaient se dévrouiller en homme libres avec leurs nouveaux et ancien rois nègres , et ne plus accepter d'être traités comme du bétail  ! Mais quoique formellement leur pays étaient enfin de démocraties, la plupart avaient peur de se révolter. L'homme est mauvais , disait on, avec une révolution on ne ferait que remplacer les chefs bandits par d'autres chefs bandits . De toutes façons, qui peut prétendre qu'il ne serait pas tenté d'en profiter s 'il accédait au pouvoir .Ils étaient tellement nombreux ceux qui enviaient les chef  bandit qui avaient des visas pour voyager et même la médaille de la légion d'honneur mbengété car ils apportaient leur fortune dans les banques de Mbeng pour le faire fructifier à l'abri. Et quand on faisait partie de leur escorte on pouvait éventuellement s'évader. . .
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Rien n'est simple , le mal est contagieux , il compromet.Pour réussir il fallait devenir un bandit ou un militaire .L'argent inspirait seul le respect quelle que soit la méthode pour le gagner .Les blancs et les chinois sablaient le champagne avec les gradés noirs. Le Mékako était désormais  un pays d'avenir. Pas de charge sociale à payer . Un modèle de liberté :  on nous laisse devenir riches sans nous taxer ! Mais pour multiplier son argent en toute sécurité, il fallait en avoir beaucoup, autrement on était ruiné par les rackets . Pour les deshérités les prix ne cessaient d' augmenter. Pour expliquer la corruption  on disait chez les Mékakos que la chèvre broute là où elle est attachée. On disait aussi  en Mbeng : chacun dans son enclos ,et les chèvres seront bien gardées .
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 Pour survivre aux rackets généralisés, qui les poussaient à s'endetter, nombreux étaient les mékakos qui  prostituaient leurs corps , leurs esprits, leur espace, leur temps, c'était inévitable lorsqu'il n'y avait plus rien pour payer l'hôpital des enfants ou de la grand mère, et que les terres allaient être saisies faute de pouvoir payer les dettes contractées pour satisfaire les rackets des puissants.
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Les mékakos était traditionnellement des chasseurs. Les lamantins, les gorilles, les pangolins, les derniers éléphants, tout était bon pour la casserole. Comment trouver normal de protéger les espèces en voie de disparition, lorsque l'être humain était privé de toute protection . Dans cette société  l'homme et la femme étaient exploités sans régulations par leurs semblables plus puissants. 
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Oui, tout le monde semblait s'être  résigné à ce que l'être  humain soit mauvais et que  les utopies soientt meurtrieres sans exceptions ,les gens craignaient même les révolutionnaires , tout en saluant leur courage . Mais une fois au pouvoir,  ils pouvaient être  capables  de traiter la population pire encore que les  capitalistes. c'est ce que le télévision leur expliquait, en commentant ce qui était arrivé dans d'autre pays, notamment chez les chinois, qui étaient présentés comme des pygmées blancs réduits à l'état de fourmis. 
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Ainsi  la population était poussée à accepter son sort, pourvu que soit au moins préservée la paix civile. Plus les gens sont précarisés , plus ils craignent de perdre le peu de stabilité qu'il leur reste pour survivre ... Lorsqu'il y avait des politiciens de l'opposition qui appelaient à des manifestations, on pensait que leur opposition  n'était que de façade, car ils ne se mettaient pas au premier rang des manifestations, ils se faisaient pas tuer , eux .
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 " Et, "demandais je à René, c'était dangereux , ton métier ? "Pas vraiment", qu'il répond," car on avait les armes. Les gens réfléchissent avant de s'occuper de mettre leur nez  dans les  affaires des puissants et renoncent, mais une fois c'est vrai j'ai failli clamser .C'était quand j'escortais Pasqua... . Le grand homme venait à peine d'entrer dans sa limousine qu'on se trouve encerclé par des hommes armés et cagoulés .C'était en Mbeng, sur un parking de la capitale . Là on était fait comme des rats, ils nous sont tombés dessus et ils tapaient .La secrétaire du ministre a eu le cou bien amoché. Jusqu'à ce jour elle porte encore une minerve . "
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"Moi" dit René, "j'avais sorti en un clin d'oeil mon arme et je tirais .Tous les gardes du corps on était collés contre la carosserie de la voiture pour protéger le ministre assis derriere le chauffeur .On faisait un rempart de nos corps , en vrais soldats idiots et dévoués au diable .Ce qui qui nous a sauvé, c'était qu'on était des as de la gâchette .Le commando masqué pouvait taper sur ceux qui nous accompagnait mais nos balles les ont fait déguerpir rapidement avec leurs morts et leurs blessés .
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On n'a jamais su si ces gens là étaient d'une milice de nazis , de marxistes ou de salafistes ou autre chose encore. En fait ça ressemblait à une expédition punitive. Peut être un potentat grugé, un contrat pas honoré .C'est parfois cela les attentats terroristes .Dans ces cas là pas de pitié pour le personnel , les intermédiaires ,puisque les hauts responsables, eux , restent protégés ." 
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 René ajouta  : "Maintenant ma vie a changé ... J'ai vendu mon restaurant, c'était trop risqué . Comment faire le poids face aux bandits bien organisés quand ils se fournissent en munitions dans l'armée ? Le fils du général a été plusieurs fois arrêté mais son père a toujours réussi à le faire libérer ... 
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Les barbouzes de Mbeng qui entraînent la garnison ne se mêlent que des missions qu'on leur a données .Chacun reconnait qu'avec les soi disant mercenaires blancs ,les coupeurs de route se sont raréfiés .Cela fait de la publicité pour les blancs .Mais les hommes de main sur place on ne peut pas les contrôler. Il y a juste une limite à ne pas dépasser pour que la population se sente protégée .Faut bien que quelques uns aient le droit de tuer pour éviter le chaos généralisé. . . 
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Puis tu sais , il est fort le président Mékako ... Dans le delta du fleuve il y a une guérilla indépendantiste qui revendique la zone pétroliere. Ils sont financés par on sait quels concurrents, peut être des banquiers de Chine , d'Arabie ou d'Inde, comment savoir ... ou par quelque bande tribale assoiffée de rançons...en tous cas moi je ne sais pas  qui les finance, je ssuis sorti du système. Parfois sur les plate formes pétrolières  ils ont pris en otage des cadres mbengétés .Leurs employés mékakos ils les ont directement fusillés .Personne dans les journaux n'en a jamais entendu parler même dans les pays où les informations sont autorisées.
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 Pourtant y eu de morts, et même juste là sur cette plage où tu habites j'ai vu un jour en me promenant des cadavres roulés par les vagues ,ils étaient boursouflés ,on les a évacués. Maintenant il est interdit d'approcher les plateformes sur la mer. Les pêcheurs peuvent prouver qu'ils ne sont pas terroristes en évitant de vivre aux dépens des poissons dans ces parages.. Il est fort, le président Mékako !  L'autre jour il a expulsé du pays un blanc qui photographiait son palais .C'est un droit réservé à son biographe, un agrégé mbengété qui fait son éloge sur les médias du monde entier. Le président est un vieux sage, c'est le message qu'on veut faire passer .
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On le voit comme  modéré vu qu'il n'a pas fait enfermer sa femme principale ,qui par jalousie l'a giflé en public .Lui il s'est contenté d'en rigoler devant les caméras. Tous ses pairs louent ses qualités sur la planète . . . il est le sage du Mékako  ! Les femmes trouvent qu'il est beau, ici en plus c'est les vieux que les femmes trouvent beaux, les jeunes sont jugés immatures .  Il  dit à la télé qu'il est garant de la paix .Partout ailleurs on s'étripe, on se bombarde ... guerres tribales , meurtres planifiés confiés à des drônes ,alors qu'au pays Mékako ,depuis son coup d'etat règne la paix. . .
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 Il y avait même un vieil homme qui avait rêvé qu'il devait ,en remerciement se présenter au palais pour offrir sa chasse du jour au président bien aimé. Voila qu'il arrive  avec  sur les épaules une antilope encore jeune et depuis peu abattue . Mais les gardiens ont pour mission de barrer l'entrée .N'importe qui de gentil peut être un terroriste déguisé . Alors ils tabassent le rêveur copieusement et bien . Heureusement de son salon le président entend crier alors il rapplique, il demande une explication pour le raffut qui a troublé sa sieste. On lui apporte alors l'antilope sacrifiée .
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Le président est ému. il invite à sa table le généreux donateur . Il lui fait servir la bière et le café, il lui demande de pardonner à ses cerbères, ils sont payés pour se méfier , faut comprendre ils sont missionnés pour défendre la paix contre les mauvais et les rusés. Le président console le vieil homme, et pour l'indemniser va chercher dans son coffre scellé dans le mur une bourse de pièces d'or , de quoi payer généreusement la dot de chacun de ses enfants mâles , de quoi leur acheter les plus belles filles de la cité parmi les plus riches. . .
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 Bien sûr qui pourra dire si ce récit est vrai. On raconte tant de choses, et chacun croit ce qu'il a envie de penser . Depuis des siècles les faits sont falsifiés, on fait passer le mensonge pour la vérité . Et les témoins honnêtes sont persécutés pour calomnie, et même à l'occasion suicidés ou accidentés, voire empoisonnés avec des poisons difficiles à déceler ... Même les dictatures se recyclent dans ces procédés .C'est que les salopards ont compris que fusiller nuisait à la réputation des chefs ...Il  faut faire croire qu'au Mékako et en Europe la démocratie est authentique  , et que les révolutions de Chave, Morales et Correa sont des dictatures. Ceux qui ont des ennuis on dit qu'ils le ont cherchés . . ."
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 Y voir tres clair de loin est un talent apprécié. Si le mal triomphe par la feinte , le mensonge, comment la vérité peut elle se propager ? Puisque  les chefs des révolutions ont prouvé tant de fois qu'ils étaient devenus eux même des tyrans, couverts par l'impunité et l'opacité que s'accordent les nouvelles hiérarchies comme les anciennes, comment inspirer confiance aux populations ? Si les gens , lorsqu'ils cessent d'être victimes , ne craignent pas de devenir bourreaux en prenant les minorités pour boucs émissaires, comment la civilisation peut elle progresser ?
Je parle ensuite à René d'une arnaque décrite sur le net par une journaliste de Rue 89, qui imaginait impossible d'être piégée. Le travil consiste à restituer de l'argent à de clients mécontents d'une grande entreprise et qui avaient  soi disant gan des procès, si je me rappelle bien.  la journalite reçoit l'argent, le restitue aux clients de son pays . Quelques semaines plus tard  la banque constate que le virement provenait d'un compte vide,et demande à la journaliste de rembourser l'argent. René me dit qu'il a failli tomber dan un piège analogue .Il avait été mis en contact avec un Musée qui souhaitait obtenir de statues africaine du musée d'un roi africain local . 
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Tout semblait régulier, René se rend donc à l'hotel où lui a donné rendez vous un homme de loi blanc américain qui est seulement chargé d'avancer l'argent et de  faire signer le contrat à René , qui a déjà fait  signer une promesse de vente au roi de cette ethnie. Par chance , le patron de l'hotel avertit René que cet américain a déjà ruiné un de ses amis . Le piège est simple. Lorsque les statues sont achetées, le Ministère de la Culture du pays , la Police internationale des Musées et un diplomate de l'Unesco  menacent  de porter plainte, les oeuvres d'art exportées étant classées et photographier dans leurs services comme patrimoine national protégé internationalement. Donc il faut payer de grosses amendes, des bakchichs pour éviter de se voir emprisonner, de se faire saisir ses biens , même à l'étranger , tout cela coûte plusieurs fois le prix de statues . J'aurais mieux fait de rencontrer René deu an plus tôt, car je suis moi même tombé dan ce piège. Je n'avais pas l'habitude de faire des affaires mais là il semblait que c' était parce que je ne pouvais pas mettre assez d'argent ur le compte de Nim qu'elle n'avait pas de visa. J'avais vu le consul indien , qui disait cela explicitement, et les conjointes de français qui obtenaient des visas de la France disaient cela aussi. Ce n'est qu'apres le départ de l'ancien consul français que ces couples se sont mis à raconter, en venant en vacance sur cette plage , qu'ils avaient en fait payé pluieur dizaines de milliers d'euros pour avoir leur visa. C'était variable, cela dépendait del'intermédiaire. Mon propriétaire me confia qu'il avait été lui même, bien avant , l'intermédiaire d'un autre consul  françzis pour la même chose.
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 Bien sûr je ne fais que rapporter des paroles , je n'ai aucune preuve, aussi pour n'incriminer personne , je ne désigne pas par leur nom officiel les institutions qui auraient servi de couverture à l'arnaque. Par la suite, en cherchant sur Internet à "arnaques statues" , j'ai trouvé  d'autres témoignages. J'ai lu qu'un citoyen tchèque qui avait été complètement ruiné avait transmis les noms et adresses des imposteurs à iInterpol, sans résultat. René  d'ailleurs m'adit qu'il avait un ami travaillant à Interpol qui lui avait dit qu'Interpol ne s'occupe pas de ce genre d'histoires. Le tchèque , pour qu'il y ait une enquête véritable, aurait tué un diplomate en poste impliqué dans l'arnaque . En vain.
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3
LES STATUES DU ROI MANTOUM
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Je vais raconter maintenant l'arnaque que j'ai subie. Sur le fond de l’affaire, tout dans le  scénario ci-dessous est véridique , mais nous avons simplifié, fait une synthèse  et réduit le nombre de protagonistes  liés à la mise en scène de cette escroquerie, sinon le récit serait plus difficile à suivre, très long, car le conditionnement dure plusieurs mois, avec des manoeuvres très subtiles. Disons seulement que plusieurs Musées avec sites étaient « sur le coup », et que les différents membres de chaque équipe nous écrivaient, nous téléphonaient, à partir de numéros clairement domiciliés aux USA, en Europe , en Afrique. Du côté du village aussi, la correspondance  s’élargissait à des familiers du roi ou des notables prêts à crédibiliser le roi ou à le décrédibiliser avec des accusations invraisemblables, ou à se faire passer pour lui. Pour que personne ne se sente visé, nous dirons que notre histoire a eu lieu au pays Mékako, qui est imaginaire.
 
Première étape : Mise en confiance. Alors que je viens d’acheter la toile d’un peintre ambulant et que nous conversons sur la plage devant la maison que je loue au Mékako, un promeneur se joint à nous, habillé élégamment. Il s'appelle Salifou, il est très chaleureux , ouvert, il déplore la corruption et le vol qui pourrissent la vie de tout le monde, il raconte qu’en tant que guide il a aidé des gens des musées d’Amérique à faire des achats, mais pour un pourcentage de misère. « Ah oui,  nous les africains, on souffre ! »
Deuxième étape : Le mécanisme . Salifou se fait adopter comme ami, il sait éviter le parasitisme envahissant, il  joue  parfaitement le rôle d’un fils de notable bien éduqué, il a un pressbook avec des photos d'oeuvres d'art traditionnel africain, dont il est comme un représentant de commerce. Il signale que le roi de  la tribu Mantoum veut vendre 6 statues. Salifou  les acheterait volontiers car il connait  un directeur  de Musée américain qui lors de son dernier passage  l’a chargé de l’avertir si la chefferie se décidait enfin à vendre, et il aurait préféré que les statues soient déjà à lui, car sinon il n'aura droit qu'à une aumône , juste pour le renseignement .Le roi Mantoum et ses notables se sont finalement décidés à vendre  car il y a plusieurs problèmes au village : la reine  à opérer, toitures et pont à restaurer, et  il y a une cérémonie rituelle nécessitant de grosses dépenses incombant au statut de chef, avec quantité de boeufs pour un festin qui doit être offert à la population, or un roi africain  au 21 ème siècle, c'est presqu'une fonction honorifique , cela n'est pas beaucoup de puissance comme avant, donc il faut davantage soigner son autorité  . 
Salifou, le roi  et les notables se sont mis d’accord : Il faut contacter Jason Anderson, industriel  mécène et président du conseil d’administration d’un Musée de New York, qui voulait acheter les statues  deux ans auparavant  et à qui cela a été refusé, pour cause d’ attachement au patrimoine sacré de l’identité tribale.  Salifou préfèrerait acheter pour revendre à Jason, pour que sa commission ne soit pas dérisoire comme d’habitude ; Malheureusement il n’a pas tout l’argent nécessaire. Alors il me propose de payer la moitié et lui-même hypothèquera ses biens pour payer l’autre moitié. Il se donne le  profil d'un  fils adoptif rassuré par ma compagnie : Il a trouvé en moi, enfin, un homme honnête et généreux, il est fatigué de traiter avec les arnaqueurs qui pullulent. Ma conjointe Mékako me dit de refuser absolument toute transaction, je suis son conseil . 
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Troisieme étape : Le contrat .Je  reçois un mail de Jason , depuis son Musée, puis un mail  du directeur chargé des achats et  en autre de son avocat ; les trois ont signé un contrat qu’ils me proposent. Ils m’envoient des scans  de leurs passeports et cartes d’identité pour que je leur réserve des chambres d’hôtel. Ils disent avoir appris que j’ai acheté cette collection et veulent la racheter pour 900 000 dollars. Je consulte le site du Musée qui semble authentique, avec un trombinoscope des divers postes, des évènements culturels, etc. je comprend que Salifou leur a fait croire que j'ai déjà acheté la collection.
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Etant moi même artiste, je suis persuadé que les vrais connaisseurs en matière d'art  sont seulement les grands artistes, pas toujours reconnus à temps ,et  je me  dis que des prix exorbitants sont souvent attribués à des oeuvres banales, voire affreuses, alors je ne m’étonne pas de ce prix faramineux ; il y a des statues de ce style sur le site de plusieurs musées. Sur les photos, les statues à vendre ont l’air vivantes. Néammoins sur le conseil de ma compagne africaine je laisse tomber et je réponds au Musée de s’entendre avec Salifou, et je signale mon blog  au cas où on veuille m’acheter une toile. Bien sûr ils répondent qu’ils en veulent plusieurs, qu’ils paieront tout en même temps.
Quatrième étape : Les américains insistent .Samuel Branton, le directeur du  Musée et acolyte de Jason, président du conseil d'adminitration me dit que selon Salifou , j’ai bien acheté les statues et qu'ils comprennent que je ne veux pas vendre , donc ils semblent penser que j'ai préféré dire que je n'ai pas acheté pour qu’on ne me tracasse plus ,ils feraient pareil à ma place. Ils me jouent les rôles de collectionneur en supplication, prêt à augmenter les prix, l’argent n’est pas un problème pour eux. Jason  est un grand industriel mécène du Musée, il m'appelle au téléphone, son accent  français  est très british. Je demande à Salifou pourquoi il a menti et a donné mon numéro . Il me répond que c’est parce que si les gens du Musée viennent chercher les statues, il va encore avoir juste une petite commission, alors, comme il est dans les problèmes, il freine Jason  jusqu’à ce qu’il trouve un blanc qui veuille partager avec lui le bénéfice et qui racontera m’avoir acheté les statues. Ma compagne et moi refusons de lui donner le moindre espoir de coopération, et ne faisons part à personne de la bonne affaire possible.
Cinquième étape : L’achat . Salifou me dit qu’il a hypothéqué ses biens, il cherche encore de l’argent complémentaire ; il prétend avoir été invité l’année précédente  par un ancien consul italien en Europe, un collectionneur, qui  peut lui avoir des visas régulièrement vu qu’il n’a jamais dépassé le temps du visa. Il montre des photos de ses voyages, de sa famille , de la femme du roi avec un goitre, du pont cassé, etc. Il parle aussi beaucoup de religion, il est un musulman qui veut la fraternité avec les chrétiens et qui respecte des valeurs pour sauver son âme ; il est très fort pour exprimer son rejet des malhonnêtes qui sévissent à plusieurs niveaux en République Mékako. 
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Sixième étape : Le paiement. Jason et son équipe me proposent également un poste de directeur artistique  dans leur musée pour le choix et l'acheminement  des oeuvres, même si je ne leur vend pas cette collection, ce qu'ils comprennent . Au fil des semaines  ils ont réussi  à endormir ma méfiance  et celle de ma compagne .Arrive  octobre 2010 : J’ai  un rendez vous incontournable  en Europe, sans rapport avec le statues ;  donc c’est assez simple pour moi de les emporter, quoiqu'elles  m’arrivent à l’épaule.Le Musée m’envoie une avance consistante par un ordre de virement que je montre à ma banque. Cela dépasse le prix d'achat des statues, donc j'ai l'impression que grâce à ce voyage, je vais rembourser mes frais  et me dédommager des rackets que j'ai subis au Mékako ,et j'aurai sur mon compte assez d'argent pour rassurer le consulat français puisqu'il semble que seul des comptes bien remplis facilitent l'octroi de visas pour les conjointe de français.
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L'employé de  banque a étudié l'ordre de virement , il me dit que tout semble tout à fait en règle , Jason m'a déjà averti que  sur cet ordre  de virement  il ne manque  que le numéro d’autorisation de l’XXXX, police internationale des Musées. Là aussi, sur Internet, cela semble exister pour de bon, cela parait normal à ma banque, d'ailleurs ils se sont eux mêmes déjà excusés  de me demander des justificatifs à mes petits transferts personnels pour ma survie, car avec le terrorisme , le gouvernement de Nagy Bocsa a imposé aux banques de demander à leurs clientrs des justificatifs  de tout  . La police de Musées me fournit la liste des papiers à présenter pour avoir leur autorisation, ces papiers s'obtiennent lors de la sortie des statues  du Mékako, ce sont des papiers prouvant l'achat légal d'oeuvres d'art, autorisé par le ministère de la Culture et de l'Artisanat, et d'autres papiers des douanes,bref des papiers que j'obtiendrai sans peine. Je cherche  aussi l’adresse de la banque américaine sur internet, je leur écris, ils confirment qu’une fois que j’aurai le numéro, ma banque pourra encaisser sans problème. 
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Comme mon rôle consisste à livrer les statues en Europe, et que je dois y être pour mon rendez vous prévu de longue date , je me dis que je peux payer ma part d'achat  des statues, vu que Salifou m'a confié l'argent de sa part . J'ai ce contrat,  tout a l’air vrai, je vais être bientôt remboursé avec un bénéfice que je partagerai avec Salifou .Puis cela arrange Salifou, qui a tiré sur la corde de la compassion, alors  on va chercher les statues avec lui et on paye un peu moins que la moitié, lui paye le reste. Il nous transporte dans un  minibus qu'il a loué, on le photographie . Salifou  nous guide   dans les bureaux qui délivrent les papiers pour exporter les statues ,cela semble des formalités sans problèmes , il faut ces papiers pour la  Police des Musées  mais aussi pour la  douane  en Europe puis aux USA et pour le Musée. Pour moi c’est de l’art africain, peu m’importe qu’il soit ancien ou moderne, j’imagine que les acheteurs sont des amateurs de sculptures, j'ai les autorisations d'exportation , les  factures et  les certificats d’origine.
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Sixième étape : Le piège se referme . Le Musée me met en contact avec Benoit Kouotou , représentant  l'Unesco au Mékako, car il lui faut aussi une autorisation  de cet organisme . Je trouve le nom du diplomate , il existe, il a fait des études en France , est connu pour ses ouvrages pédagogiques , il y a même sa photo . Je le contacte  et lui envoie ssur sa demande photos des statue et copies des papiers .Il m’avertit que ceux ci sont bons pour de l’exportation d’artisanat, mais que mes statues sont des antiquités de la chefferie de Mantoum, répertoriées à l’ Unesco  ( organisme culturel  international) avec un numéro du Musée national du Mékako, qui chapeaute les Musées ethniques des régions. J'apprends que le roi Mantoum m'a vendu ses statues sans consulter le roi Mantaoulé  de la tribu voisine, son musée est situé à Mantoum  mais aucune transaction ne pouvait avoir lieu sans l'autorisation du roi de Mantaoulé et de ses notables , donc ceux ci voulaient porter plainte.Kouotou leur a suggéré de trouver un arrangement avec moi , il m'indique le montant de la somme que la chefferie de Mantaoulé veut pour ne pas concrétiser les menaces de poursuites .  Je suis aussi en infraction avec  le Ministère des affaires culturelles de la République Mékako et avec l'Unesco , .Bien sûr je peux restituer les statues mais l'infraction ne disparaîtra pas pour autant , je serai poursuivi et de toutes façons je devrai payer de grosses amendes. La Police internationale de Musées et  l’ambassade Mékako dans mon pays  déposeront  une  plainte. Si je peux pas payer l'amende , on saisira mes biens, sinon on me dit que les questions de patrimoine artistique sont considérées comme très graves  et conduisent en prison les trafiquants comme moi. L'homme de l'UNESCO  m'explique tout cela en montrant sa bienveillance et sa compréhension puiqu'il freine les poursuites  En France, je demande à une amie avocate, qui m'a rendu deux fois des services gratuitement, son mari  étant un ami d'enfance, ce qu'elle en pense. Quoique n'étant pas spécialiste de ce genre d'affaires , elle  me confirme que sur les questions de traffic de patrimoine artistique les jugements sont très sévères , le gouvernements sont très sourcillieux sur tout ce qui a rapport au patrimoine. Elle trouve même juste qu'on punisse les trafiquants d'antiquité. Je risque bien d'avoir beaucoup plus d'ennuis que lorsque  Malraux avait vraiment volé des statues à Angkor.
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Benoit Kouotou  calcule ce que je dois payer  en fonction du prix de vente, l’acheteur ayant aussi à lui payer une  taxe encore plus grosse. Après avoir  connu des victimes d’erreurs judiciaires ou d’abus d’autorité , apres avoir été témoins de toutes sortes d'escroqueries évidentes où des cabinets d'experts ou des mairies  épuisaient financièrement le victimes pour arriver à leurs fins  , et  entendu les confidences  d'un avocat à la journée de la Justice à Papeete, j'avais largement   perdu toute confiance dans la justice de tous les pays , et redoutant de me retrouver  en prison et de m’y faire tourmenter, et d'entraîner dans le malheur mon ex épouse  et son conjoint avec qui je partage un  terrain de Formentera , qu'ils ont transformé en jardin autarcique, je commence à payer les amendes et à épuiser mes économies de toute une vie. 
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Septième étape  : l'arnaque a une faille . Mes réserves sont presque complètement épuisées lorsque Toni, le conjoint de mon ex épouse  Christine, remarque que des insectes sont en train de 'attaquer à deux des statues . Lui même étant sculpteur, il me dit que c'est impossible que ces statues soient des antiquité et datent du 18 ème iècle comme dans leur histoire racontée par leurs divers musées. Ce sont sûrement des copies ,le bois lui parait récent , donc tous mes papiers sont légaux . J'en informe tous mes correspondants .Je suis ruiné financièrement ,du moins  les économies de toute ma vie ont disparu  , je dois désormais m'organiser avec  ma retraite mensuelle, qui s'élève à la moitié du salaire minimum français, environ. Mais  je suis délivré de l’angoisse  de voir ma maison saisie  ou de croupir en prison . Le responsable du Musée m'assure qu'il n'est pour rien dans tout cela. non seulement il va faire  de moi comme promis  son directeur artistique pour le choix futur des oeuvres d'art premier, mais sachant par Salifou que je n'ai pas pu faire voyager Nimozette, il me dit qu'il va contacter ses amis dans la diplomatie . Salifou nous avait raconté comment c'était de l'ambassade américaine au Mékako qu'il avait été recruté parmi les gudes pour accompagner Jason Anderson, qu'il avait connu ainsi  . Par téléphone  , ce dernier   m'avise ensuite que tout est arrangé, la consule américaine délivrera un visa  pour les USA à Nimozette, et ensuite , comme elle sera ma secrétaire employée par le Musée, je pourrai voyager avec elle où je veux. On nous attend pour l'inauguration de l'exposition pour laquelle on avait espéré les statues . On se contentera des copies et on va me faire parvenir une somme pour me dédommager de mes dépenses , ce n'est bien sûr pas la somme annoncée pour les antiquités  , mais vu ma ruine quasi totale , je m'en réjouis .
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Huitième  étape : l'agression . Jason Anderson étant à la tête d'une multinationale , il me dit dépècher un de ses agents commerciaux à l'ambassade américaine de Madrid  où il a fait parvenir la somme par un de ses amis politiques, c'est plus rapide , je n'ai qu'à venir avec les statues , l'Ambassade  les feront suivre à son musée qui a l'air vraiment important, vu que sur le site internet  le président des Etats Unis  Georges Bush est photographié lors d'anciennes manifestations. Comme je dois  me rendre à mon rendez vous en France juste à ce moment là ,je dois partir vite , mon voyage était prévu, et pour partir avec 3 caisses de grandes statues, il faut faire des dépenses , et m'organiser . Donc je  porterai les statues ensuite à Barcelone ou plutôt je les enverrai  à l'Ambassade par un transitaire avec une partie de l'argent que je vais recevoir. Je donne rendez vous à Filas, l'agent d'Anderson dans un hôtel en haut de la Rambla de Barcelone, où j'arrive par un bateau qui fait escale en pleine nuit à Palma de Majorque. Filas  arrive , et me remet la somme , puis on se sépare . Quelques minutes plus tard, quelqu'un  frappe à la porte , et  à ce que j'entends je crois comprendre que mon visiteur revient, qu' a oublié quelque chose. A peine ai je entrouvert la porte qu'un géant noir la pousse, se jette sur moi  en me mettant sous le nez quelque chose qui doit être du chloroforme, en tout cas un produit qui me plonge illico dans un évanouisemment. Quand je me réveille plus tard, je constate que non seulement la somme apportée par Filas a disparu, mais également tout ce que j'avais emporté comme argent pour mon séjour à Marseille. Par chance j'avais déjà acheté le ticket de bus  dans les heures qui précédaient le rendez vous et payé la chambre d'hotel . Je pars aussitôt à la station de bus et arrive pile à l'heure où j'avais réservé mon siège. 
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 Ma famille me reçois  gentiment , et  je crois utile de leur raconter tout  . presque tous considèrent  aussitôt que Nimozette et sa famille ont tout organisé des le début, alors qu'elle m'a chaque fois restitué l'argent que j'avais placé sur son compte lors des demandes de visas refusés. Une fille de mon cousin qui me reçoit  était alors assistante de Jean François Copé , qui fut Ministre porte parole du gouvernement, en tou ca  ministre de Nagy Bocsa  , je ne me souviens plus ... plus tard il se presentera comme son  successeur  à la tête de la " droite décomplexé". Il s'était signalé  aussi pour avoir dit que quelqu'un qui n'a pas une Rolex au poignet à 40 ans est un raté , il s'agit d'une montre dont l'achat  épuiserait beaucoup de mois de ma retraite . Cette parente , d'environ 20 ans  avait été  auparavant  assistante d'un député auteur d'une proposition de loi demandant que les seuls soient reconnus comme enfants français les enfants dont les deux parents sont nés français. Comme ces politiciens disaient toujours  à la télé qu'on examine tous les dossiers de visas au cas par cas  pour ne laisser passer que les gens honnêtes, on a conclu dans ma famille que Nimozette était forcément malhonnête. Plus tard , lorsque Nagy Bocsa perdit  les élections , cette jeune  parente , sans avoir à finir ses études , se retrouva directrice des investissements dans une grande banque. Accueilli  avec générosité , je ne me suis fâché bien sûr avec personne,  on me fait même promettre de ne plus retourner en Afrique... je ne publierai  pas ici le bilan des bienveillances et des impostures de ma famille, car même si j'ai vu le dessous des cartes, toutes n'ont pas encore été jouées.
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Neuvième étape :  Les disciples des arnaqueurs .Les fonctionnaires qui me harcelaient  ne m'ont plu répondu apres mes courriels concernant l'expertise des bois. Tous n'avaient pu avoir mes coordonnées que par Salifou ou les fonctionnaires ayant fait les papiers lors de l'expédition légale des  statues, ou alors en les recopiant sur les caisses d'expédition des statues  . Mais maintenant  mes coordonnées semblent avoir été vendues  à une foule de soi disant directeurs de Musées , de soi disants fonctionnaires de ministères et de l'Unesco. ils empruntent les noms Anderson , Kouotou, etc , qui sont insérés de façon diverses dans leurs adresses internet  mais je vois que leurs courriers sont pleins de fautes, et que  leurs menaces n'ont pas ce caractère officiel de gens renseignés par des fonctions au plus haut niveau, et qui savent comment s'assurer de l'impunité.Jason n'avait pas hésité à me recontacter. Avant même que je lui explique ce qui s'était passé, il me dit que Filas  a été arrêté dans le cadre d'une affaire de fausse monnaie, qu'apparemment cet agent était malhonnête ... mais qu'il n'y est pour rien. Néammoins on comprendra que j'aie du mal à avoir confiance en  son baratin. 
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Dixième étape : les justiciers .Dans les années qui suivirent je reçus une quantité de mails de la part d'escrocs  amateurs qui avaient  acheté la combine sans savoir qu'elle était grillée. mais aussi je reçus des lettres de justiciers . D'abord le sorcier du village de Mantoum, qui se met à me donner des détails sur l'organisation de l'arnaque, détails que je n'aurais pu imaginer auparavant. Néammoins  il me parait encore difficile de comprendre  exactement ce que furent les détails  de la préparation de l'arnaque. Selon ce sorcier , c'est Salifou qui avait tout organisé, avec les chefferies de Mantoum et de Mantaoulé qui avaient besoin d'argent , ainsi qu'avec les fonctionnaires  et le Musée. Maintenant il se serait  construit une maison grâce au racket que j'avais subi, et en fait le partage des sommes extorquées n'avait profité qu'à lui et aux fonctionnaires. Du coup les notables et les rois de Mantoum et de Mantaoulé voulaient se venger de lui et pour toutes démarches concernant les statues le grand sorcier était leur délégué en  tant que responsable  culturel du musée coutumier et des fêtes traditionnelles  . Je lui transmets les coordonnées de tous les gens qui m'avaient contactés . Mais ensuite   il demanda de l'argent  pour financer sa sorcellerie, en promettant que Salifou , lorsqu'il serait à l'agonie, signerait un papier pour léguer tous ses biens, en échange de quoi le maléfice serait levé de sa figure, et j'aurai droit une part de l'argent rcupéré. Comme je ne  répondis plus  au sorcier, il m'envoya  ensuite des lettres de menace.
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Ensuite je reçus une lettre d'un policier, avec en fichier joint le scan de sa carte de commissaire , où il avait l'air d'un homme aimable . Il disait également que Salifou avait été l'instigateur de l'arnaque et qu'il était disposé à lui faire rendre gorge. Je savais que dans ce pays un bandit pouvait faire enfermer sa victime en payant suffisamment un commissaire ou un juge , alors je me disais qu'il n'était pa impossible de coincer Salifou. Mais s'il avait organisé l'arnaque  avec des fonctionnaires de haut niveau, la pression du commissaire de campagne serait sûrement contrebalancée par ses protecteurs. Le policier me demandait l'argent d'organiser son voyage  dans la ville où Salifou s'était consstruit sa maison, tout le monde savait qu'au Mékako  on ne peut faire avancer aucune enquête sans payer d'avance un gros pot de vin sous mille prétextes, l'essence de la voiture, l'hôtel et les restaurants, les collègues pour qu'ils acceptent d'assumer son travail lorsqu'il sera absent... je  ne lui envoyai aucun argent  mais  la liste des téléphones et adresses internet  toutes les personnes qui m'avaient contact sur les statues, une centaine depuis le début, au cas très improbable qu'il puisse y avoir une enquête. Je suppose que ce commissaire avait été contacté par la chefferie car j'eus finalement des appels du roi  Mantoum lui même qui poussait de grandes lamentations en demandant  que je fasse avancer le schlimblik. En fait il s'agissait de trois personnes se faisant passer pour le roi Mantoum, ou peut être l'un d'eux l'était il véritablement, mai les voix me semblaient différentes . J' ai eu droit aussi, pour me dire de ne pas faire confiance au roi , à des appels  du fils  du roi le prince et une de ses épouses , souhaitant eux mêmes prendre l'affaire en mains sauf si je leur promettais une part. En fait , comme je l'ai expliqué, j'ai simplifié ce qui s'était passé car toute cette histoire a duré beaucoup plus longtemps, et ce qui crédibilisait ces gens , c'étaient les contacts anodins de longue durée sans lesquels je n'aurais jamais pu leur faire confiance au début. A la fin bien sûr je compris qu'ils avaient été nombreux à faire de la figuration en espérant leur part qui ne vint jamais.
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Onzième   étape : Je retourne rejoindre Nimozette, et pour minimiser les rackets au niveau de ce que subissent les habitants du Mékako lorsqu'ils ne vivent pas avec les blancs, je décide de ne plus sortir du terrain où nous habitons au bord de mer à l'écart de la ville. Même pour ma pension de retraite je fais des virements internet à mon ex épouse qui fait des envois Western Union à Nimozette. Le rendez vous important à Marseille, c'tait en fait celui que mon amie avocate avait obtenue au tribunal devant le juge, pour que mon ex épouse et moi même déclarions être d'accord pour divorcer à l'amiable , étant séparé depuis 10 ans  et avec d'autres conjoints . La juge avait accepté que mon ex épouse envoie une déclaration écrite, mais ma prence tait indispensable à Marseille m'avait on dit .La procédure de divorce avait été entreprise pour que je puisse épouser Nimozette, mon ex épouse m'avança également de l'argent pour faire face à la situation et me conduisit chez le notaire pour que nous fassions un testament concernant nos biens en faveur de on conjoint Toni, mon meilleur ami espagnol, que je lui avais fait connaître dix ans  plus tôt, et de Nimozette. Toni  avait été jadis  marié, avec un enfant, et travaillait pour son beau père entrepreneur sur l'île Formentera, jusqu'au jour où un accident de voiture pendant son travail l'envoya à l'hopital. Sa femme et sa belle famille l'abandonnèrent aussitôt, et il lui plusieurs années pour se relever partiellement de son handicap, il avait perdu la mémoire. il s'engagea ensuite dans l'armée à Ceuta, puis après deux ans revint à formentera où il vécut de petit travaux d'entretien, et pour construire des murs traditionnels .Il s'intéressa aux plante sauvages comestibles et à un jardin de survie autarcique. Il me fit crapahuter sur  les falaises du cap de la Mola et  je l'introduisis  à celles du cap de Berberia . Ensuite je lui avais présenté Christine , avec qui j'avais vécu 22 ans , et avec qui il se mit en couple peu après notre séparation . Tous deux restèrent mes meilleurs amis, aussi pour le divorce , nous dcidâmes de ne pas liquider notre terrain commun de trois hectares non fragmentable sur l'île de Formentera.
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 Sur d’autres sites internet  journalistiques dénonçant les escroqueries de ce type, je vois que des fonctionnaires incriminés menacent leurs accusateurs de procès pour calomnie car ils sont des fonctionnaires assermentés ! Chritine et Toni restèrent donc avec les statues, qui semblent très heureuses d’avoir voyagé et de ne plus être regardées par leurs anciens propriétaires, lesquels avaient certainement le mauvais oeil. Je ne peux leur en vouloir à ces statues, pas plus qu’à l’enfant qu’une d’elle tient dans ses bras ! L’escroquerie en fait porte sur le chantage que l’on m’a fait à partir de fausses accusations de détournement de patrimoine portées contre moi par des personnes présumées  innocentes et qui peuvent certainement prouver que leur identité a été usurpée, et faire condamner ceux qui les accuseraient d’abus d’autorité. Les statues demeurent des objets d’art, et je n’ai pas encore été convaincu par un argument me prouvant leur infériorité artistique par rapport aux objets d’art d’une quantité d’artistes très côtés, comme celui qui a exposé une machine à fabriquer de la merde à la Tate galerie. Selon lui c'était pour dénoncer les impostures du marché de l'art moderne. Dans le même numéro spécial du courrier international, en 2006 ou en 2005,on  parlait également d'un plasticien retrouvé suicidé après avoir exposé  un tableau des réseaux bancaires croisés des familles Bush et de BenLaden.Qu’est-ce qui fait que des toiles de  Gauguin aient pu être brûlées comme des horreurs  par des commerçants d’Hiva Oa les ayant accepté en gage contre de la nourriture, puis qu’un siècle après ,une lettre ordinaire de ce peintre  que j’admire , où il dit toucher le fond de la misère, soit vendue ensuite  plus de cent mille euros ? Une fois , entrant dans une galerie de Papeete, on m'interpelle pour me dire que c'est le moment d'acheter les toiles exposée , leur auteur vient de mourir, cela allait prendre de la valeur. 
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Et dire que je n'arrive même  pas à savoir pour plusieurs galeristes si mes toiles sont vendues. Bon, deux de ces commerces m'ent ont vendu à Formentera et à Huahine. par contre à moorea, impossible d'avoir la moindre nouvelle, car les deux galeristes ont revendu leur affaire, je ne sais même pas om sont les toiles. A une époque , j'avais mon atelier sur la plage, tout en planche peinte, et un jour la plu grande de ce planche disparait ! je me réjouis au moins que ma peinture ait été appréciée par le voleur. Quelques temps plus tard, en longeant une haie, j'aperçois à travers les feuille des gerbes de couleurs dans un hangar à voiture, c'était mon oeuvre ! J'entre alors dans la propriété en dépit des chiens afin de protester... c'était la propriété d'un couple de galeristes, l'homme était présenté comme un vieux sage dans la presse locale. Les deux voleurs gisaient ivre morts sur les canapés en rotin de leur terrasse, et balbutiaient sans me voir . Je compris que malgré leur appartenance à la caste supérieure, ils étaient de pauvres diables insensés. L'homme m'avait interdit de caresser son cheval qui venait brouter à côté de son atelier , et la femme avait jadis refusé mes toiles dans sa galerie car je n'étais pas côté assez cher, leur galerie  fournissait les VIP, very important person, qui jamais ne devaient franchir le seuil de l'ABRI COCO  qui m'exposa plus tard en permanence avant de fermer boutique.
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BIOGRAPHIE IMAGINAIRE D'UN PRESIDENT QUI N'A JAMAIS EXISTE
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Je reproduis  ci dessous un récit  d'Eric Fiorile , trouvé  sur Internet . Evidemment   il s'agit peut être de pure fiction, je n'ai pas les moyens de vérifier, ni de vérifier ce que m'a raconté le barbouze retraité René , quoique je ne vois pas comment il aurait pu inventer tout cela .Eric Fiorile m'a autorisé à utiliser son article à condition de donner le lien de son site. Comme j'ai résumé son texte , on ira donc, pour la version complète , vu que j'ai modifié des noms, sur http://www.demosophie.com  ou http://librepenseur-demosophy.blogspot.com/search/label/demosophie%20-%20changer%20le%20monde%20-%20indign%C3%A9s%20-%20nouvel%20ordre%20mondial. En fait on verra que le texte d'Eric Fiorile utilise largement un texte du Réseau Voltaire . Ce qui me gêne , chez Thierry Meyssan ce ne sont pas les enquêtes, car il avance des faits historiques  souvent difficiles à contredire, quoique  je n'ai pas eu les moyens de les vérifier .Ce qui me gêne  ce sont les conclusions qu'il en tire. Le fait de démystifier  les turpitudes de politiciens marionnettistes d' Occident le conduit à prendre le parti de gouvernements qui ne me semblent pas meilleurs,   comme ceux de la Russie de Poutine, de la Syrie d'Assad ou de l'Iran d'Ahmadinejad . Sont ils pires ? Il faudrait le demander à leurs victimes, car bien sûr, il y a partout des gens qui se sentent protégés et d'autres persécutés. Disons qu'en Occident subsistent des institutions démocratiques  mais qu'il existe de multiples façons de les neutraliser. Tant qu'une expresion est minoritaire, on ne perd pas son temps à la terroriser comme dans les dictatures .
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 Il y a une modernité totalitaire qui pour être perçue , nécessite qu'on en soit victime , ou qu'on soit à l'écoute de ses victimes . Le texte reproduit ci dessous reprend la thèse d'attentats du 11 septembre 2001 ourdis par Georges Bush lui même . Cette thèse  a été jugée tellement délirante que l'on se discrédite en lui donnant un écho. Mais on n'a vu nulle part de réfutation des témoignages auquel a recours le réseau Voltaire , émanant de dizaines de personnes, employés de la CIA, pompiers, physiciens. On ne nous a pas expliqué pourquoi les terroristes avaient tant bénéficié de visas apres avoir été dénoncé. Et depuis, cela fait deux fois qu'on arrête de terroristes qui ont pu circuler librement alors qu'ils étaient dénoncé à l'avance, mais par contre des foules de conjointes de français se voient refusés des visas, sur le soupçon de mariage blanc, on conteste jusqu'à leirs actes de naissance. Bref on fait passer pour huluberlus quiconque conteste les versions officielles des faits. Même avec ma propre famille biologique , je ne peu pa dire : j'ai vu ceci, j'ai fait ceci, on croit que j'invente par paion idéologique ! Lucien de Samosate appelait Histoire vrai ce qu'il inventait. Maintenant il est prudent de prévenir que ce qu'on a vu et entendu dans sa vie ne fut qu'hallucination. Le progrés technologique est géant, et la régression éthique stupéfiante.
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 Alors il faudrait vraiment rouvrir ces dossiers et leur donner des explications  qui puissent convaincre toute personne qui veut vraiment les lire. Pour l'instant il y a juste une intimidation qui fait passer  la contestation de certaines doxas, mises en scène et hypnoses médiatiques   comme  honteuse, excessive. Par contre , que les grands parents de Bush aient prospéré sur l'exploitation des esclaves des camp de la mort nazis, ce n'est plus contesté par aucun historien , mais tout le monde s'en fout, comme des massacres perprétés par François 1 er sur les Vaudois.  Alors sans doute , lorsqu'il y aura  de vraies enquêtes historiques ouverte à tous publics sur les attentats de 2001, tout le monde s'en foutra car ce sera de l'histoire ancienne, et dans l'histoire ancienne, on ne s'étonne pas des truquages des puissants. C'est lorsque ces truquages sont directement contemporains  qu'ils sont considérés comme totalement invraissemblable par les médias, il y a une sorte de terrorisme intellectuel qui empêche  la dicussion et l'analyse. On peut supposer que sous l'Inquisition mettre en cause en cause les valeurs chrétiennes des persécuteurs était tout aussi déplacé que de mettre en cause la réalité de la démocratie en occident... Certes la démocratie est toujours relative, elle tait juge compatible avec l'esclavage en Grèce et aux Etats Unis ... mais l'affaire Wiki leaks a révélé à quel point nous vivons dans une démocratie de liberté d'expression conditionnelle où il y a tout de même l'information autorisée, et celle qui permet de persécuter Julian Assange et Bradley Manning
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De même le blog de l'africaniste  Bernard Lugan fourmillait  de compte rendus de   terrain extrêment précis et difficiles à inventer, sur les conflits africains et les alliances  réelles  des protagonistes, mais il  en tirait des conclusions totalement opposées aux miennes. Je mers cela à l'imparfait car il et devenu payant et je n'y ai plu accès . Lugan termine même un entretien sur Radio Courtoisie, publié sur le net, par " chacun chez soi et les chèvres seront bien gardées". Même si c'est un proverbe africain, je ne vois aucune sagesse dans cette formule, ce n'est pas de la sagesse que de considérer les humains comme des chèvres, du bétail. Cet universitaire parle comme s'il  souhaitait une sorte d'apartheid mondial  déclaré et renforcé. il ne faut pas oublier que l'apartheid  fut en Afrique du Sud  apprécié par des chefferies comme étant une façon de protéger leurs coutumes et hiérarchies . Sans doute Lugan  se voit au dessus  des frontières qu'il souhaite renforcer pour autrui. Il semble avoir été  subventionné dans tous ses voyages des deux côtés de la Méditerranée, depuis des décennies . Récemment il a décidé de donner moins d'informations de terrain sur son blog, il faut acheter ses livres . Aurait il perdu toute subvention , tout salaire en tant que chercheur et universitaire, ou est ce simplement parce qu'ayant intégré la nomenclatura qui traverse toute les frontières avec de grosses réserves bancaires, il ne trouve pas les lecteurs pauvres dignes d'être informés, il lui faut faire du fric. Sur son blog , il se montre fâché de ne pas avoir été cité par des internautes ayant repris ses informations. Existe t il  maintenant un droit d'auteur même sur les faits , comme il y en a un sur les semences agricoles ? 
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En général on cite ses sources pour accroître sa crédibilité. Perssonnellement je remarque qu'on peut avoir deux interprétations  des faits historiques  objectifs : ou bien  on estime que le réalisme c'est de s'adapter définitivement à la fatalité prédatrice des rapports entre humains . Ou bien on estime que l'espèce peut spirituellement évoluer si on crée des condition de meilleure justice sociale. On et quand même un peu sorti de la loi du talion.Qu'estce que la civiliation que tous défende. On veut nous faire croire que pour défendre la civilisation chrétienne ou de droit de l'homme on peut violer ses valeurs. Non, si on veut violer cess valeurs , il faut appeller autrement la civilisation qu'on défend . Sinon c'est de la triche intellectuelle. Comment y aurait il débat si on cache son jeu et que l'on ment ?
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Un autre écrivain, cette fois de gauche , a publié un livre faisant l'éloge des frontières, c'est Régis Debray, et il nous informe sans pudeur que ce livre est le développement d'une conférence faite au Japon. Voilà encore quelqu'un qui estime que les frontières sont très bonnes pour les autres , mais pas pour lui. Je n'ai pas pu lire son livre, vu la situation de précarité où je me suis retrouvé en Afrique , mais j'ai aussi lu, toujours sur le net, qu'il avait fait un livre sur ce jeunisme qui caricature les hommes âgés. Eh bien s'il s'émancipait des frontières qui sont dans sa tête , il découvrirait  qu'en Afrique ce sont plutôt les jeunes qui sont caricaturés comme des idiots et que les hommes âgés sont recherchés, et encore plus les intellectuels, même s'ils sont gâteux , car leur glossolalie, même si on la regarde de loin, donne l'impression qu'il ne peuvent pas être des brutes esclavagistes. Bon, ayant vu qu'il a appelé à voter Mélenchon en 2012, j'ai bon espoir que cet ancien guérillero puis courtisan ait retrouvé depuis  une conscience de l'unité humaine et comprit que les frontières ne protègent qu'une caricature de diversité. La caste qui les prône les traverse sans encombre, ce qui empêche de réglementer les prédateurs internationaux. 
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Personnellement je crois que chaque individu est créateur de civilisation ou de barbarie. On ne protège pas la civilisation des droits de l'hommes en excluant  les étrangers, on ne protège pas les valeurs chrétiennes en persécutant les chrétiens dissidents comme sous l'inquisition. Au 21 ème siècle, les tenants du libéralisme  s'appuient sur une bureaucratie asphyxiante, et les hiérarques des pays communistes sur un capitalisme sans scrupules. Ce qui est clair, c'est que la démystification des mises en scène des puissant radicalise une partie des contestataires du côté de la droite, et les autres du côté de la gauche. Donc la question qui est à creuser, c'est : qu'est ce que véritablement une civilisation ? Est ce la défense de moeurs obscurantistes et prédatrices sous la banniere d'une philosophie spirituelle ou humaniste, ou la mise en pratique des valeurs que l'on veut défendre, par l'exemple. Il faut que les masques tombent, et que l'on cesse de sacraliser la prédation , comme si elle était le seule mode d'être accessible à l'humanité dans le cosmos ! Car si c'était le cas, pourquoi ne pas adopter les moeurs des babouins du zoo de Vincennes, mais voilà, l'intellect fournit des armes à la prédation. Dans les arts martiaux, on doit tromper son adversaire sur nos intentions pour triompher. C'est l'art de la guerre. Mais les outils mentaux n'ont ils pas des applications moins sordides, qui améliorent la condition de vie des humains ?
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J'ai vécu dans  deux sortes de pays, des pays où les produits de survie étaient très très cher, comme en Polynésie, mais où on peut vivre avec peu tant qu'on a le droit de se construire librement une hutte de feuilles au bord du lagon, et des pays où les produits de survie étaient très peu chers, mais où l'insécurité due au banditisme et la précarité due à la corruption et aux racket des fonctionnaires ne peut être endigué individuellement qu'avec un bubget plus important qu'en Polynésie ... Et je vois en Afrique noire que même les castes  supérieures ne peuvent acceder qu'à une qualité de vie ostentatoire. Ils peuvent faire envier leur luxe, mais leur conscience ne peut se déposer dans la félicité Divine. Leur cynisme ne fait que susciter la délinquance , et il leur faut des moyens importants et totalitaire pour se protéger du banditisme . La relation avec leurs femmes, leurs enfants et leurs travailleurs est  forcément différente de celle qu'entretient un homme spiritualisé avec son entourage, si sa spiritualité inclut le respect des droits sociaux et individuels. C'est vrai que ce qu'on appelle spiritualité c'est souvent un christianisme purement identitaire qui ne vit pas ses valeurs, un hindouisme qui justifie les castes, un islamisme qui se résume à un esprit machiste ou féodal , hostile à la musique et aux arts, prétendant corriger les vanités humaines par un orgueil fanatique absolu.
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J'ai donc raccourci l'article  d'Eric Fiorile , publié le vendredi 26 août 2011  sur son blog , et je ne peux garantir l'exactitude de ses informations . ce que je sais néammoins  c'et que dans ce monde  de fausses informations sont  largement diffusées comme vraies  , et ,au vu de ce que j'ai constaté sur plusieurs continents , il y a davantage de quoi se méfier des versions officielles données par les gouvernement  sur leurs motivations et leurs activités . J'ai vu comment les propres actes de ma vie étaient qualifié d'impostures, on m'a soupçonné de n'avoir pas écrit mes livres d'adolescence, d'avoir couché pour les faire publier, de n'avoir jamais réellement étudié  avec mes maîtres indiens ou balinais,  même lorsqu'on venait de me voir danser dans le temple sans voir que j'étais un blanc , et même  plus tard certains ont mis en doute ,apres que j'ai salué  sur scène avec mes élèves , que j'ai été vraiment l'auteur et metteur en scène  et le pédagogue de mon théâtre. On a supprimé de Daily Motion certaines de mes vidéos sous prétexte qu'une multinationale en revendiquait la musique , qu'elle n'avait en rien créé, et pour finir on est allé jusqu'à me tracasser administrativement sous prétexte que je voulais faire un mariage blanc, comme s'il n'y avait pas de moyens plus direct pour ma compagne africaine pour s'enrichir  que de devenir mon élève et de danser selon ma philoophie sur ma musique. En fait étant princesse et très belle elle a renoncé pour moi à des mariages avec des hommes considérablement plus riches et par ailleurs plus jeunes, qui ont tenté pendant des années de me discréditer par leurs offres renouvelées.
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Et du coup  j'ai craint que même les faits véridiques dont j'avais été témoin doivent parfois être présentés comme de la fiction pour ne pas être taxés de calomnie passible de condamnation. C'est vrai,  sur des questions comme les attentats terroristes et les mises en scène des politiciens, je n'ai pas les moyens d'enquêter. Et même quand je veux  défendre mes droits pourtant reconnus par le gouvernement de mon pays, je vois que même les condamnations judiciaires n'empêchent pas les fonctionnaires de récidiver. Donc, dans le monde de confusion et d'enfumage organisé de ce 21 ème siècle , je ne prétendrai pas que  les informations qui suivent soient vraies . Wikistrike a néammoins appellé  les citoyens à  les faire circuler et je suis sûr que Bradley Manning et Julien Assange sont des hommes honnêtes. Personne ne s'expose à endurer ce qu'ils endurent sans une raison matirielle ou spirituelle. La raison matérielle est introuvable, on n'a que des vagues calomnies pour les dévaluer aux yeux de l'opinion, calomnies en fait improuvables. Ils ont tout implement cru vivre dans une civilisation où les valeurs qu'on leur avait inculquées étaient sincèrement défendues  au moins aux plus hauts niveaux et aux plus bas niveaux des hiérarchies. Ils ont fait la démonstration du contraire et le piège s'est refermé sur eux ... moi même  j'aurais eu du mal à croire à la corruption de diplomates français si je n'avai vu tant de gens en témoigner, des  bénéficiaires d'un visa , ou des intermédiaires qui les vendaient.
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 Je ne dis pas que tous les diplomates sont corrompus. Je dis que la civilisation est gangrénée par la barbarie  et que s'affrontent deux sortes d'éthiques , celle pour qui  les droits humains sont universels, et celle pour qui ils sont réservés à des castes , à des nations. Bien sûr j'enfonce des portes ouvertes puisque voilà un demi siècle que l'ONU a proclamé l'universalité des droits humains. Donc la question qui se pose, c'est comment les faire respecter véritablement . Jadis  la collusion entre le  ministre Pasqua et la mafia   m'aurait paru plutôt invraissemblable mais un ancien garde du corps de ce ministre  m'ayant  affirmé l' avoir  accompagné dans des réunions mafieuses, qui dois je croire ?  Ce ministre fut très populaire chez les honnêtes gens, il voulait terrorriser les terroristes ! Lorsqu'il a finalement été condamné à la fin de sa carrière il clamait encore son innocence avec un sens théâtral virtuose. Ah oui, moi qui était professeur de théâtre, je peux dire qu'ils sont très forts ces politiciens . Ils sont les meilleurs acteurs et comédiens qui soient , donc voilà ce que me raconte Eric Fiorile   sur un président français qui n'a jamais existé , Paul Stéphane de Nagy-Bocsa :
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"  Au 17e siècle, ce sont encore les religions qui contrôlent la vie sociale, et parmi celles-ci le judaïsme est l’une des plus strictes obligeant son peuple à de multiples interdits et obligations. Aussi lorsqu’un juif se présenta comme le nouveau messie, offrant la libéralisation de tous les interdits, il eut un succès énorme : il s’agit de Shabbatai Tsevi, né en 1626, qui proclama que désormais il fallait vivre à l’opposé de la Thora et du Talmud . Selon son interprétation personnelle de la Cabale et plus particulièrement du Zohar, il n’existait plus d’interdit alimentaire, les péchés devaient se laver par des orgies de groupe, et l’échangisme était la meilleure façon de prier Dieu. Bien sûr, il fut aussitôt condamné par les rabbins, mais son succès auprès de la population lui permit un rayonnement important jusqu’à ce qu’il soit incarcéré par les autorités musulmanes comme fauteur de troubles. Il se convertit alors à l’islamisme, fut libéré et repris  sa forme de religion  en y mêlant judaïsme et musulmanisme. A sa mort, il laissa pas mal de partisans qui continuèrentnt à pratiquer cette religion sous le nom de "Donmeh" ( religion sabbatéiste qui existe toujours, essentiellement en Turquie). Parmi ses partisans, certainsrépandirent cette religion dans les autres contrées, Hongrie, Autriche, Ukraine, Pologne, Iran, Afghanistan, Lettonie...
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     En 1726, nait Jacob Leibowitz (qui deviendra Jacob Frank), dans la région Pologne/Ukraine (Podolie). Son père avait été excommunié pour cause de sabbatéisme, aussi éduqua-t-il Jacob dans la haine du Talmud et des juifs traditionnels. Jacob retourna aux sources dans les centres sabbatééns de Turquie et adopta la forme musulmane du sabbatéisme, puis revint en Podolie d'où il commença à répandre activement les doctrines de Shabbatai Tsevi en Ukraine et en Pologne, aidé par un rabbin de Salonique, Haïm Joseph Mallah (ancêtre de Nagy Bocsa), se présentant à son tour comme le nouveau messie et prônant l’inverse du Talmud, adoptant surtout le Zohar d’après son interprétation orientée vers le satanisme et les orgies. Là encore, les rabbins l’excommunièrent et après quelques aventures, Jacob Frank obtint la protection des autorités en offrant sa conversion et celle de tous ses fidèles au catholicisme. Sa fille "Eve" étant très belle, et offerte lors des orgies, il avait attiré beaucoup de fidèles.
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     Malheureusement pour lui, il fut découvert peu après qu’il se faisait passer pour musulman lorsqu’il allait en Turquie. Il fut arrêté pour fausse conversion et emprisonné. Ses fidèles en firent un martyr et le frankisme se développa sous la conduite de sa fille, et s’étendit sur l’Autriche et l’Allemagne où elle entra en contact avec Rothschild. Après avoir été relaché, Jacob Frank prit contact avec ce chaud partisan, et finit par arriver à Offenbach, près de Francfort, où il reçut l’appui de partisans tels Adam Weishaupt et Mayer Amschel Rothschild. Le mot "frankisme" disparait complètement au profit de "l’illuminisme" que lancent Rothschild et Weishaupt.
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     En résumé, depuis la fin du 17e siècle, les sabbatéens ont infiltrés les principales religions et apparaissent donc aussi bien comme chrétiens, juifs ou musulmans. Ils peuvent être de nouvelles recrues puisées dans les multiples sectes maçonniques, mais les plus importants responsables sont le plus souvent des descendants des premiers, donc des juifs turcs, puis polonais, hongrois, russes, ukrainiens, allemands, etc.
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     Aujourd'hui, hormis le Club Bilderberg qui ne sert qu’à la gestion des pays au travers des politiciens, les vrais organismes pour l’établissement du pouvoir mondial sont tous sans exception complètement dirigés par des Sabbatéens…environ dix à vingt-mille personnes chapeautées par seulement une douzaine de familles (le haut de la pyramide) selon les érudits juifs qui dénoncent ce mouvement.
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     Voici ce qu’écrivait un journaliste juif bien avant l’élection de Paul Stéphane de Nagy-Bocsa : "Du côté paternel, Paul Stéphane de Nagy-Bocsa  est allié à la vieille noblesse hongroise. Cela est assez connu.Toutefois, l'origine de la branche maternelle est moins connue.Son grand-père maternel, Benedict Mallah, israélite, était né à Salonique, ville contrôlée à l'époque par l'Empire Ottoman. Il avait immigré en France au début du 20e siècle, et s'était "immédiatement" converti au Catholicisme.
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     Selon Joseph Nehama, éminent historien, qui a écrit un livre sur "L'Histoire des Israélites de Salonique", la famille Mallah était originaire de Provence. Haïm Joseph Mallah, qui fut rabbin à Salonique, avait activement répandu les doctrines de Shabbatai Zevi en Ukraine et en Pologne (donc en même temps que Jacob Frank). Ce rabbin était membre des Donmeh de Thessaloniki (Salonique). Il appartenait à la secte des Karakash, groupe qui avait des relations avec Jacob Frank. Cela signifie que M. Paul Stéphane de Nagy-Bocsa  a des liens familiaux avec les Donmeh de Turquie.”Ce même journaliste mettait en garde contre la probable ascencion politique de  Paul Stéphane de Nagy-Bocsa !
     Par ailleurs , le réseau Voltaire  a  réalisé une enquête complète  sous le titre: "Opération Paul Stéphane de Nagy-Bocsa : comment la CIA a placé un de ses agents à la ´présidence de la république Française". Cet article a été censuré plusieurs fois, repris et réintégré par d'autres blogs. Parfois les commentaires ont été complètement supprimés à leur insu... pour redevenir accessible sur le site sur Réseau Voltaire. Voici des extraits l'article  en question de Thierry Meyssan :
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    " Les Français, lassés des trop longues présidences de François Mitterrand et de Jacques Chirac, ont élu Paul Stéphane de Nagy-Bocsa  en comptant sur son énergie pour revitaliser leur pays. Ils espéraient une rupture avec des années d’immobilisme et des idéologies surannées. Ils ont eu une rupture avec les principes qui fondent la nation française. Ils ont été stupéfaits par cet « hyper-président », se saisissant chaque jour d’un nouveau dossier, aspirant à lui la droite et la gauche, bousculant tous les repères jusqu’à créer une complète confusion.
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(... ) Pour comprendre comment un homme en qui tous s’accordent aujourd’hui à voir l’agent des États-Unis et d’Israël a pu devenir le chef du parti gaulliste, puis le président de la République française, il nous faut revenir en arrière. Très en arrière. Il nous faut emprunter une longue digression au cours de laquelle nous présenterons les protagonistes qui trouvent aujourd’hui leur revanche.
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     À la fin de la Seconde Guerre mondiale, les services secrets états-uniens s’appuient sur le parrain italo-US Lucky Luciano pour contrôler la sécurité des ports américains et pour préparer le débarquement allié en Sicile. Les contacts de Luciano avec les services US passent notamment par Frank Wisner Sr. puis, lorsque le « parrain » est libéré et s’exile en Italie, par son « ambassadeur » corse, Étienne Léandri.
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     Lucky Luciano fut certainement le criminel dont l'influence historique fut la plus grande. Le magazine Times l'a classé parmi les principaux bâtisseurs d'empire du XXe siècle: un empire du crime. Deuxième « Capo di tutti Capi » (chef de tous les chefs) après l'assassinat de Salvatore Maranzano, Luciano a été le véritable créateur du trafic international d'héroïne. Il fut toute sa vie le grand ami et frère d’armes du célèbre Al Capone.
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     En 1958, les États-Unis, inquiets d’une possible victoire du FLN en Algérie qui ouvrirait l’Afrique du Nord à l’influence soviétique, décident de susciter un coup d’État militaire en France. L’opération est organisée conjointement par la Direction de la planification de la CIA —théoriquement dirigée par Frank Wisner Sr.— et par l’OTAN. Mais c’est son successeur, Allan Dulles, qui supervise le coup. Depuis Alger, des généraux français créent un Comité de salut public qui exerce une pression sur le pouvoir civil parisien et le contraint à voter les pleins pouvoirs au général De Gaulle sans avoir besoin de recourir à la force.
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     Or, Charles De Gaulle n’est pas le pion que les Anglo-Saxons croient pouvoir manipuler. Dans un premier temps, il tente de sortir de la contradiction coloniale en accordant une large autonomie aux territoires d’outre-mer au sein d’une Union française.(... ). Après avoir conduit victorieusement de féroces campagnes de répression contre les indépendantistes, De Gaulle se rend à l’évidence. Faisant preuve d’une rare sagesse politique, il décide d’accorder à chaque colonie son indépendance.Cette volte-face est vécue comme une trahison par la plupart de ceux qui l’ont porté au pouvoir. La CIA et l’OTAN soutiennent alors toutes sortes de complots pour l’éliminer, dont un putsch manqué et une quarantaine de tentatives d’assassinat. Toutefois, certains de ses partisans approuvent son évolution politique. Autour de Charles Pasqua, ils créent le SAC, une milice pour le protéger.
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     Pasqua est à la fois un truand corse et un ancien résistant. Il a épousé la fille d’un bootlegger canadien qui fit fortune durant la prohibition. Il dirige la société Ricard qui, après avoir commercialisé de l’absinthe, un alcool prohibé, se respectabilise en vendant de l’anisette. Cependant, la société continue à servir de couverture pour toutes sortes de trafics en relation avec la famille italo-new-yorkaise des Genovese, celle de Lucky Luciano. Il n’est donc pas étonnant que Pasqua fasse appel à Étienne Léandri (« l’ambassadeur » de Luciano) pour recruter des gros bras et constituer la milice gaulliste. Un troisième homme joue un grand rôle dans la formation du SAC, l’ancien garde du corps de De Gaulle, Achille Peretti ,un Corse lui aussi.
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(... ) Tout en affirmant son appartenance au camp atlantique, De Gaulle remet en cause le leadership anglo-saxon. Il s’oppose à l’entrée du Royaume-Uni dans le Marché commun européen (1961 et 1967) ; Il refuse le déploiement des casques de l’ONU au Congo (1961) ; il encourage les États latino-américains à s’affranchir de l’impérialisme US (discours de Mexico, 1964) ; Il expulse l’OTAN de France et se retire du Commandement intégré de l’Alliance atlantique (1966) ; Il dénonce la Guerre du Viêt-nam (discours de Phnon Penh, 1966) ; Il condamne l’expansionnisme israélien lors de la Guerre des Six jours (1967) ; Il soutient l’indépendance du Québec (discours de Montréal 1967) ; etc.
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     Simultanément, De Gaulle consolide la puissance de la France en la dotant d’un complexe militaro-industriel incluant la force de dissuasion nucléaire, et en garantissant son approvisionnement énergétique. Il éloigne utilement les encombrants Corses de son entourage en leur confiant des missions à l’étranger. Ainsi Étienne Léandri devient-il le trader du groupe Elf (aujourd’hui Total), tandis que Charles Pasqua devient l’homme de confiance des chefs d’États d’Afrique francophone.Conscient qu’il ne peut défier les Anglo-Saxons sur tous les terrains à la fois, De Gaulle s’allie à la famille Rothschild. Il choisit comme Premier ministre le fondé de pouvoir de la Banque, Georges Pompidou.( ... )
     Lorsque De Gaulle démissionne, en 1969, Georges Pompidou lui succède brièvement à la présidence avant d’être emporté par un cancer. Les gaullistes historiques n’admettent pas son leadership et s’inquiètent de son tropisme anglophile. Ils hurlent à la trahison lorsque Pompidou, secondé par le secrétaire général de l’Élysée Edouard Balladur, fait entrer « la perfide Albion » dans le Marché commun européen.
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     Ce décor étant planté, revenons-en à notre personnage principal, Nicolas Paul Stéphane de Nagy-Bocsa . Né en 1955, il est le fils d’un noble catholique hongrois, Pal Sarkösy de Nagy-Bocsa, réfugié en France après avoir fui l’Armée rouge, et d’Andrée Mallah, une roturière juive originaire de Thessalonique. Après avoir eu trois enfantsle couple divorce. Pal  de Nagy-Bocsa se remarie avec une aristocrate, Christine de Ganay, dont il aura deux enfants (Pierre-Olivier et Caroline). Nicolas ne sera pas élevé par ses seuls parents, mais balloté dans cette famille recomposée.
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     Sa mère est devenue la secrétaire d’Achille Peretti. Après avoir co-fondé le SAC, le garde du corps de De Gaulle avait poursuivi une brillante carrière politique. Il avait été élu député et maire de Neuilly-sur-Seine, la plus riche banlieue résidentielle de la capitale, puis président de l’Assemblée nationale.Malheureusement, en 1972, Achille Peretti est gravement mis en cause. Aux États-Unis, le magazine Time révèle l’existence d’une organisation criminelle secrète « l’Union corse » qui contrôlerait une grande partie du trafic de stupéfiants entre l’Europe et l’Amérique, la fameuse « French connexion » qu’Hollywood devait porter à l’écran. S’appuyant sur des auditions parlementaires et sur ses propres investigations, le Times cite le nom d’un chef mafieux, Jean Venturi, arrêté quelques années plus tôt au Canada, et qui n’est autre que le délégué commercial de Charles Pasqua pour la société d’alcool Ricard. On évoque le nom de plusieurs familles qui dirigeraient « l’Union corse », dont les Peretti. Achille nie, mais doit renoncer à la présidence de l’Assemblée nationale et échappe même à un « suicide ».
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     En 1977, Pal  de Nagy-Bocsa se sépare de sa seconde épouse, Christine de Ganay, laquelle se lie alors avec le n°2 de l’administration centrale du département d’État des États-Unis. Elle l’épouse et s’installe avec lui en Amérique. Le monde étant petit, c’est bien connu, son mari n’est autre que Frank Wisner Jr., fils du précédent. Les fonctions de Junior à la CIA ne sont pas connues, mais il clair qu’il y joue un rôle important. Le futur président Nagy Bocsa, qui reste proche de sa belle-mère, de son demi-frère et de sa demi-sœur, commence à se tourner vers les États-Unis où il « bénéficie » des programmes de formation du département d’État.À la même période, Paul Stéphane de Nagy-Bocsa  adhère au parti gaulliste. Il y fréquente d’autant plus rapidement Charles Pasqua que celui-ci n’est pas seulement un leader national, mais aussi le responsable de la section départementale des Hauts-de-Seine.
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     En 1982,  Paul Stéphane de Nagy-Bocsa , ayant terminé ses études de droit et s’étant inscrit au barreau, épouse la nièce d’Achille Peretti. Son témoin de mariage est Charles Pasqua. En tant qu’avocat, Me Paul Stéphane de Nagy-Bocsa défend les intérêts des amis corses de ses mentors. Il acquiert une propriété sur l’île de beauté, à Vico (... ) .L' année suivante, il est élu maire de Neuilly-sur-Seine en remplacement de son idole, mentor et bel-oncle, Achille Peretti, terrassé par une crise cardiaque qui tombe étrangement à pic, aucune autopsie ne sera faite.
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     Cependant, Paul Stéphane de Nagy-Bocsa ne tarde pas à trahir sa femme et, dès 1984, il poursuit une liaison cachée avec Cécilia, l’épouse du plus célèbre animateur de télévision français de l’époque, Jacques Martin, dont il a fait la connaissance en célébrant leur mariage en qualité de maire de Neuilly. Cette double vie dure cinq ans, avant que les amants ne quittent leurs conjoints respectifs pour construire un nouveau foyer.
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     Nicolas est le témoin de mariage, en 1992, de la fille de Jacques Chirac, Claude, avec un éditorialiste du Figaro. Il ne peut s’empêcher de séduire Claude et de mener une brève relation avec elle, tandis qu’il vit officiellement avec Cécilia. Le mari trompé se suicide en absorbant des drogues…(... ) La rupture est brutale et sans retour entre un Jacques Chirac lucide et  Paul Stéphane de Nagy-Bocsa .
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     En 1993, la gauche perd les élections législatives. Le président François Mitterrand refuse de démissionner et entre en cohabitation avec un Premier ministre de droite. Jacques Chirac, qui ambitionne la présidence et pense alors former avec Edouard Balladur un tandem comparable à celui de De Gaulle et Pompidou, refuse d’être à nouveau Premier ministre et laisse la place à son « ami de trente ans », Edouard Balladur. Malgré son passé sulfureux, Charles Pasqua devient ministre de l’Intérieur. S’il conserve la haute main sur la marijuana marocaine, il profite de sa situation pour légaliser ses autres activités en prenant le contrôle des casinos, jeux et courses en Afrique francophone. Il tisse aussi des liens en Arabie saoudite et en Israël et devient officier d’honneur du Mossad.  Paul Stéphane de Nagy-Bocsa , quant à lui, est maire de Neuilly-sur-Seine, ministre du Budget et porte-parole du gouvernement.
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     La prise d'otages de la maternelle de Neuilly a lieu le jeudi 13 mai 1993. Érick Schmitt, un entrepreneur chômeur dépressif, retient en otage une classe de maternelle, armé d'un pistolet d'alarme et ceinturé d'explosifs, durant deux jours. Le preneur d'otages, qui se fait appeler « HB » pour « Human Bomb », est tué lors de l'assaut du RAID. Il n'y a aucune victime parmi les otages. De nombreux médias couvrent l'évènement. Des journalistes campent devant l'école. La prise d'otages devient un évènement national. Paul Stéphane de Nagy-Bocsa , à l'époque maire de Neuilly-sur-Seine - ainsi que ministre du Budget et porte-parole du gouvernement - intervient dans les négociations pour que Schmitt relâche des enfants ; on voit Paul Stéphane de Nagy-Bocsa à la télévision sortir de l'école un enfant dans les bras…
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     Après deux jours de tension sans dormir, dans un état d'esprit suicidaire, Érick Schmitt montre des signes de fatigue. Le RAID décide alors de passer à l'action lorsqu'il s'endormira. Le matin du 15 mai, le preneur d'otages s'assoupit. Évelyne Lambert (alors médecin-capitaine des pompiers de Paris) vérifie qu'il est endormi, en le secouant et en faisant bouger bruyamment des meubles par les enfants. Celui-ci reste inerte. Elle fait alors le signal convenu. Aux environs de 7h25, huit policiers du RAID pénètrent dans la salle de classe pour extraire les six derniers enfants. Durant l'intervention, Schmitt est tué de trois balles dans la tête tirées à un mètre par le policier Daniel Boulanger… Les circonstances de cette mort créent une polémique.
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     D'après le journal L'Humanité, Érick Schmitt était un entrepreneur du Languedoc-Roussillon, passionné de pêche, né en 1950, et ayant travaillé à Paris dans les années 1970. Il arrive à Cers près de Béziers avec sa famille en 1963 après avoir quitté l'Algérie. Puis il part travailler à Paris, au début des années 1970, où il est employé par une société d’informatique (SSII) en région parisienne. Suite à son expérience parisienne il crée une société informatique à Béziers qui sera mise en faillite quatre années plus tard. Érick Schmitt reste alors inscrit comme chômeur à l’ANPE de Béziers durant une année.
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     Ce qu’on sait moins c’est que c’est Charles Pasqua en personne, alors ministre de l’intérieur du gouvernement Edouard Balladur, qui a ordonné l’éxécution sommaire du preneur d’otages…D’ailleurs, quelques mois plus tard, Alain Vogelweith et Béatrice Patrie, deux cadres du syndicat de la magistrature, publient La Mort hors la loi d’Érick Schmitt. Selon cet ouvrage, lors du tir le preneur d'otages s'était endormi, le détonateur hors de portée. Les deux auteurs ont été poursuivis pour diffamation par Charles Pasqua.
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     Ce qu’on sait moins encore c’est que certaines personnes ( peut-être des hommes d’Etat français, dont certains membres de la CIA pour ne pas les nommer…)  auraient promis la somme de 10 millions de francs à Erick Schmitt, alors dans le besoin, pour accomplir cette prise d’otages artificielle, en lui promettant de ne pas croupir en prison au-delà de 5 années. L’argent valait bien quelques années de prison. Cet homme n’aurait pas du accepter sans garantie un tel pacte avec des loups, car il était en effet bien plus économique de le tuer d’une part, et d’autre part cela était bien plus prudent ainsi car un mort ne parle jamais.
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     Cet épisode a conféré une popularité et une autorité sans bornes à Nicolas Paul Stéphane de Nagy-Bocsa , ce qui pour un homme de droite dans une France sous Mitterrand, était un pied de nez remarquable et provocateur fait à la gauche, sans compter qu’au passage il remercie dans cette opération son ami de toujours et fidèle « porte-flingue » Hortefeux Brice (HB), pour lui signifier qu’un jour ils monteront "ensemble" au pouvoir…La mégalomanie et le narcissisme délirant sont les qualités premières d’un dictateur. Paul Stéphane de Nagy-Bocsa réussit auprès de l’opinion publique à se faire passer pour un sauveur, un homme politique intègre et courageux… Réputation très utile pour faciliter à l’avenir des élections à remporter…
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     À Washington, Frank Wisner Jr. a pris la succession de Paul Wolfowitz comme responsable de la planification politique au département de la Défense. Personne ne remarque les liens qui l’unissent au porte-parole du gouvernement français  Paul Stéphane de Nagy-Bocsa . C’est alors que reprend au sein du parti gaulliste la tension que l’on avait connu trente ans plus tôt entre les gaullistes historiques et la droite financière, incarnée par Balladur. La nouveauté, c’est que Charles Pasqua et avec lui le jeune Paul Stéphane de Nagy-Bocsa  trahissent Jacques Chirac pour se rapprocher du courant Rothschild. Tout dérape. Le conflit atteindra son apogée en 1995 lorsque Édouard Balladur se présentera contre son ex-ami Jacques Chirac à l’élection présidentielle, et sera battu. Surtout, suivant les instructions de Londres et de Washington, le gouvernement Balladur ouvre les négociations d’adhésion à l’Union européenne et à l’OTAN des États d’Europe centrale et orientale, affranchis de la tutelle soviétique.
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     Rien ne va plus dans le parti gaulliste où les amis d’hier sont près de s’entre-tuer. Pour financer sa campagne électorale, Edouard Balladur tente de faire main basse sur la caisse noire du parti gaulliste, cachée dans la double comptabilité du pétrolier Elf. À peine le vieux Étienne Léandri mort, les juges perquisitionnent la société et ses dirigeants sont incarcérés… Mais hélas Balladur, Pasqua et Paul Stéphane de Nagy-Bocsa ne parviendront jamais à récupérer le magot. Pour ne pas pleurer l’assassinat d’Etienne Léandri, rappelons juste que ce dernier était un ancien de la Gestapo et qu’il avait prospéré durant toute la seconde guerre mondiale dans le trafic d’héroïne…
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     Tout au long de son premier mandat, Jacques Chirac tient  Paul Stéphane de Nagy-Bocsa et sa clique à distance. L’homme se fait discret durant cette longue traversée du désert. Discrètement, il continue à nouer des relations dans les cercles financiers(... )? Autour du Hongrois se multiplient les suicides.     En 1996,  Paul Stéphane de Nagy-Bocsa ayant enfin réussi à clore une procédure de divorce qui n’en finissait pas se marie avec Cécilia. Ils ont pour témoins les deux milliardaires Martin Bouygues et Bernard Arnaud (l’homme le plus riche du pays).
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     Bien avant la crise irakienne, Frank Wisner Jr. et ses collègues de la CIA planifient la destruction du courant gaulliste et la montée en puissance de Paul Stéphane de Nagy-Bocsa . Ils agissent en trois temps : d’abord l’élimination de la direction du parti gaulliste et la prise de contrôle de cet appareil, puis l’élimination du principal rival de droite et l’investiture du parti gaulliste à l’élection présidentielle, enfin l’élimination de tout challenger sérieux à gauche de manière à être certain d’emporter l’élection présidentielle.
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     Pendant des années, les médias sont tenus en haleine par les révélations posthumes d’un promoteur immobilier. Avant de décéder d’une grave maladie, il a enregistré pour une raison jamais élucidée une confession en vidéo. Pour une raison encore plus obscure, la « cassette » échoue dans les mains d’un hiérarque du Parti socialiste, Dominique Strauss-Khan, ami et allié de  Paul Stéphane de Nagy-Bocsa, autant pro-israélien et pro-américain sinon plus que ce dernier, qui la fait parvenir indirectement à la presse. Si les aveux du promoteur ne débouchent sur aucune sanction judiciaire, ils ouvrent une boîte de Pandore. La principale victime des affaires successives sera le Premier ministre Alain Juppé. Pour protéger Chirac, il assume seul toutes les infractions pénales. La mise à l’écart de Juppé laisse la voie libre à  Paul Stéphane de Nagy-Bocsa pour prendre la direction du parti gaulliste.
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     Paul Stéphane de Nagy-Bocsa , grâce à son nouveau levier d’influence, exploite alors sa position pour contraindre Jacques Chirac à le reprendre au gouvernement, malgré leur haine réciproque. Il sera en définitive  ministre de l’Intérieur. (... )À ce poste, il contrôle les préfets et le renseignement intérieur qu’il utilise pour noyauter les grandes administrations françaises, corrompre à coups de pot-de-vin et placer des agents fidèles. Il s’occupe aussi des affaires corses. Le préfet Claude Érignac a été assassiné . Bien qu’il n’ait pas été revendiqué, le meurtre a immédiatement été interprété comme un défi lancé par les indépendantistes à la République. Après une longue traque, la police parvient à arrêter un suspect en fuite, Yvan Colonna, fils d’un député socialiste. Faisant fi de la présomption d’innocence, Paul Stéphane de Nagy-Bocsa  annonce cette interpellation en accusant, sans aucune preuve, le suspect d’être l’assassin. C’est que la nouvelle est trop belle à deux jours du référendum que le ministre de l’Intérieur organise en Corse pour modifier le statut de l’île... Quoi qu’il en soit, les électeurs rejettent le projet  de Nagy-Bocsa qui, selon certains, favorise les intérêts mafieux. (... )
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     Bien qu’Yvan Colonna ait ultérieurement été reconnu coupable, il a toujours clamé son innocence et aucune preuve matérielle n’a été trouvée contre lui. Étrangement, l’homme s’est muré dans le silence, préférant être condamné que de révéler ce qu’il sait. Nous révélons ici que le préfet Érignac n’a pas été tué par des nationalistes, mais abattu par un tueur à gage, immédiatement exfiltré vers l’Angola où il a été engagé à la sécurité du groupe Elf. Le mobile du crime était précisément lié aux fonctions antérieures d’Érignac, responsable des réseaux africains de Charles Pasqua au ministère de la Coopération. Quand à Yvan Colonna, c’est un ami personnel de Paul Stéphane de Nagy-Bocsa  depuis des décennies et leurs enfants se sont fréquentés.
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     Une nouvelle affaire éclate : de faux listings circulent qui accusent mensongèrement plusieurs personnalités de cacher des comptes bancaires au Luxembourg, chez Clearstream. Parmi les personnalités diffamées :  Paul Stéphane de Nagy-Bocsa . Il porte plainte et sous-entend que son rival de droite à l’élection présidentielle, le Premier ministre Dominique de Villepin, a organisé cette machination. Il ne cache pas son intention de le faire jeter en prison.En réalité, les faux listings ont été mis en circulation par des membres de la Fondation franco-américaine, dont John Negroponte était président et dont Frank Wisner Jr. est administrateur. Ce que les juges ignorent et que nous révélons ici, c’est que les listings ont été fabriqués à Londres par une officine commune de la CIA et du MI6, Hakluyt & Co, dont Frank Wisner Jr. est également administrateur...
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     Villepin se défend de ce dont on l’accuse, mais il est mis en examen, assigné à résidence et, de facto, écarté provisoirement de la vie politique. La voie est libre à droite pour Paul Stéphane de Nagy-Bocsa  (...).Reste à neutraliser les candidatures d’opposition. Les cotisations d’adhésion au parti socialiste sont réduites à un niveau symbolique pour attirer de nouveaux militants. Soudainement des milliers de jeunes prennent leur carte. Parmi eux, au moins dix mille nouveaux adhérents sont en réalité des militants du Parti trotskiste « lambertiste » (du nom de son fondateur Pierre Lambert). Cette petite formation d’extrême gauche s’est historiquement mise au service de la CIA contre les communistes staliniens durant la Guerre froide (Elle est l’équivalent du SD/USA de Max Shatchman, qui a formé les néoconservateurs aux USA). Ce n’est pas la première fois que les « lambertistes » infiltrent le Parti socialiste. Ils y ont notamment placé deux célèbres agents de la CIA : Lionel Jospin (qui est devenu Premier ministre) et Jean-Christophe Cambadélis, le principal conseiller de Dominique Strauss-Kahn, tous membres d'ailleurs comme Paul Stéphane de Nagy-Bocsa  du cercle de réflexion Le Siècle...
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     Des primaires sont organisées au sein du Parti socialiste pour désigner son candidat à l’élection présidentielle. Deux personnalités sont en concurrence : Laurent Fabius et Ségolène Royal. Seul le premier représente un danger pour Paul Stéphane de Nagy-Bocsa . Dominique Strauss-Kahn entre dans la course avec pour mission d’éliminer Fabius au dernier moment. Ce qu’il sera en mesure de faire grâce aux votes des militants « lambertistes » infiltrés, qui portent leur suffrages non pas sur son nom, mais sur celui de Royal. L’opération est possible parce que Strauss-Kahn est depuis longtemps sur le payroll des États-Unis. Les Français ignorent qu’il donne des cours à Stanford, où il a été embauché par le prévot de l’université, Condoleezza Rice... (... )Paul Stéphane de Nagy-Bocsa  et Condoleezza Rice remercieront Strauss-Kahn en le faisant élire à la direction du Fonds monétaire international…
 
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     Le soir du second tour de l’élection présidentielle, lorsque les instituts de sondages annoncent sa victoire probable, Paul Stéphane de Nagy-Bocsa  prononce un bref discours à la nation depuis son QG de campagne. Puis, contrairement à tous les usages, il ne va pas faire la fête avec les militants de son parti, mais il se rend au Fouquet’s. La célèbre brasserie des Champs-Élysées, qui était jadis le rendez-vous de « l’Union corse » est aujourd’hui la propriété du casinotier Dominique Desseigne. Il a été mis à disposition du président élu pour y recevoir ses amis et les principaux donateurs de sa campagne. Une centaine d’invités s’y bousculent, les hommes les plus riches de France y côtoient les patrons de casinos. Puis (... )conduit en Falcon-900 privé à Malte, il s’y repose sur le Paloma, le yacht de 65 mètres de son ami Vincent Bolloré, un milliardaire formé à la Banque Rothschild, qui possède des plantations et des ports dans plusieurs pays d'Afrique.
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     Enfin, Paul Stéphane de Nagy-Bocsa  est investi président de la République française. Le premier décret qu’il signe n’est pas pour proclamer une amnistie, mais pour autoriser les casinos de ses amis Desseigne et Partouche à multiplier les machines à sous.Il forme son équipe de travail et son gouvernement. Sans surprise, on y retrouve un bien trouble propriétaire de casinos (le ministre de la Jeunesse et des Sports) et le lobbyiste des casinos de l’ami Desseigne (qui devient porte-parole du parti « gaulliste »).Paul Stéphane de Nagy-Bocsa  s’appuie avant tout sur quatre hommes :Claude Guéant, secrétaire général du palais de l’Élysée. C’est l’ancien bras droit de Charles Pasqua.François Pérol, secrétaire général adjoint de l’Élysée. C’est un associé-gérant de la Banque Rothschild.Jean-David Lévitte, conseiller diplomatique. Fils de l’ancien directeur de l’Agence juive. Ambassadeur de France à l’ONU, il fut relevé de ses fonctions par Chirac qui le jugeait trop proche de George Bush.Alain Bauer, l’homme de l’ombre. Son nom n’apparaît pas dans les annuaires. Il est chargé des services de renseignement. Ancien Grand-Maître du Grand Orient de France (la principale obédience maçonnique française) et ancien n°2 de la National Security Agency états-unienne en Europe.
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     Frank Wisner Jr., qui a été nommé entre temps envoyé spécial du président Bush pour l’indépendance du Kosovo, insiste pour que Bernard Kouchner soit nommé ministre des Affaires étrangères avec une double mission prioritaire : l’indépendance du Kosovo et la liquidation de la politique arabe de la France. Kouchner a débuté sa carrière en participant à la création d’une ONG humanitaire. Grâce aux financements de la National Endowment for Democracy( organisation financée elle-même par la CIA), il a participé aux opérations de Zbigniew Brzezinski en Afghanistan, aux côtés d’Oussama Ben Laden et des frères Karzaï contre les Soviétiques. On le retrouve dans les années 90 auprès d’Alija Izetbegoviç en Bosnie-Herzégovine. De 1999 à 2001, il a été Haut représentant de l’ONU au Kosovo.
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     Sous le contrôle de Wali, le frère cadet du président Hamid Karzaï, l’Afghanistan est devenu le premier producteur mondial de pavot. Le suc est transformé sur place en héroïne et transporté par l’US Air Force à Camp Bondsteed (Kosovo)... Là, la drogue est prise en charge par les hommes d’Haçim Thaçi qui l’écoulent principalement en Europe. Les bénéfices sont utilisés pour financer les opérations illégales de la CIA...On peut comprendre aujourd’hui pourquoi l’ONU s’est dressé contre la Serbie qui ne voulait pas de drogue ni d'ingérence américaine en Europe, car maintenant cela a décuplé la consommation de drogue en Europe et renforcé les mafias islamistes et le portefeuille de la CIA au détriment des intérêts européens… Karzaï et Thaçi sont des amis personnels de longue date de Bernard Kouchner, qui officiellement  « ignore » leurs activités criminelles malgré les rapports internationaux qui y ont été consacrés.
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     Pour compléter son gouvernement, Paul Stéphane de Nagy-Bocsa  nomme Christine Lagarde  ministre de l’Économie et des Finances. Elle a fait toute sa carrière aux États-Unis où elle a dirigé le prestigieux cabinet de juristes Baker & McKenzie. Au sein du Center for International & Strategic Studies de Dick Cheney, elle a co-présidé avec Zbigniew Brzezinski un groupe de travail qui a supervisé les privatisations en Pologne. Elle a organisé un intense lobbying pour le compte de Lockheed Martin contre les avions français Dassault.
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     Nouvelle escapade durant l’été. Nicolas, Cécilia, leur maîtresse commune et leurs enfants se font offrir des vacances états-uniennes à Wolfenboroo, non loin de la propriété du président Bush. La facture, cette fois, est payée par Robert F. Agostinelli, un banquier d’affaires italo-new-yorkais, sioniste et néo-conservateur ardent qui s’exprime dans Commentary, la revue de l’American Jewish Committee.
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     Le 27 février 2003, Jean-Luc Lagardère, proche de Jacques Chirac, 75 ans, patron du groupe Lagardère présent dans plus de 40 pays, ayant un quasi monopole en France sur les médias (radio, diffusion audiovisuelle, presse écrite), est opéré de la hanche à la clinique du Sport à Paris. Huit jours après, il dîne avec sa femme Bethy et des amis, le couturier Emanuel Ungaro et Marie-Laure de Villepin, l'épouse de Dominique de Villepin, à l'époque ministre des Affaires étrangères… Le lendemain, il est retrouvé dans le coma par sa femme, sur le sol de sa chambre à coucher. Après quelques jours en réanimation, il meurt à l'hôpital Lariboisière à Paris. Le diagnostic annoncé par le chef de service, le Pr. Didier Payen, est une encéphalomyélite aiguë auto-immune… Pour Jean-Louis Gergorin et Michel Bassi, il s'agit d'un assassinat. Selon le journaliste Denis Robert, cette maladie fulgurante lui a été inoculé au moyen d'un aérosol, arme très souvent utilisé par les services secrets français. Son fils Arnaud Lagardère, ami intime de  Paul Stéphane de Nagy-Bocsa , lui succède…
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     La réussite de Nagy-Bocsa  ( ...) rejaillit sur son demi-frère Pierre-Olivier. Sous le nom américanisé « d’Oliver », il est nommé par Frank Carlucci (qui fut le n°2 de la CIA après avoir été recruté par Frank Wisner Sr., dont le fils Frank Wisner Jr., je le rappelle ici, est le mari de Christine de Ganay, la seconde femme de Pal  de Nagy-Bocsa, père de Paul Stéphane de Nagy-Bocsa,…) directeur d’un nouveau fonds de placement du Carlyle Group (la société commune de gestion de portefeuille des Bush et des Ben Laden…).
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     On comprend ici les liens de  Paul Stéphane de Nagy-Bocsa avec le président Bush et l’Etat d’Israël, ainsi que l’escroquerie de l’attentat du World Trade Center, Oussama Ben Laden, agent de la CIA, et sa famille étant des proches de Bush et de la famille  Nagy-Bocsa… Chirac, lucide encore une fois, a refusé l’entrée de la France dans la guerre contre l’Irak car il n’était pas dupe de la supercherie, prévenu à l’époque par les services secrets français et par le FSB, service secret de Russie, ainsi que par le général russe Leonid Ivashov qui était le chef d’état-major des armées russes au moment des attentats du 11 septembre 2001. Les américains ont orchestré cet attentat pour le pétrole en Irak sous couvert de « guerre contre le terrorisme », alors que le dictateur Saddam Hussein lui-même persécutait les islamistes et n’avait donc aucun rapport avec les fous de Dieu.
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     En décembre 2002, le secrétaire US à la Défense Donald Rumsfeld a signé la directive 3600.1 visant à discréditer ou à éliminer des personnalités françaises qui s’opposaient à la Guerre globale au terrorisme. Cette liste comprenait en premier chef Jacques Chirac, de grands industriels ainsi que des écrivains et autres journalistes. On était trois mois avant l’invasion de l’Irak. C’était l’époque de l’hystérie anti-française à Washington. Les services secrets français ont été informés que des assassinats avaient été sous-traités par le Pentagone au Mossad et ont mis en garde Jacques Chirac, afin d’éviter, je cite,  « un assassinat Kennedy version française »...C'est Maxime Brunerie, militant d'extrême-droite néo-nazi qui s'en chargera en tentant d'assassiner le 14 juillet 2002, durant le défilé sur les Champs-Elysées, le Président de la République française Jacques Chirac. D'une santé mentale fragile, il est sélectionné par la CIA sur une liste de personnes d'extrême-droite française, car il est le candidat idéal.
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     Des agents de la CIA utiliseront sur lui une méthode d'hypnose couplé à des substances psychotropes, cette technique d'assassinat fut développée durant la guerre froide par les russes, et copié par la suite par les américains sous le nom de projet MK-ultra. D'ailleurs bien plus tard Maxime Brunerie ne comprendra toujours pas ce qu'il lui est arrivé. Il sera libéré le lundi 3 août 2009, du centre de détention du Val-de-Reuil (Eure), à l’issue de sept ans de réclusion. Il donnera ensuite une interview à Europe 1 en septembre 2009, déclarant avoir « complètement pété les plombs » … Les Etats-Unis voulait mettre un terme à l'influence jugée négative de la France dans le monde, suite à sa position sur la guerre en Irak, car cela remettait en cause indirectement la crédibilité des attentats du World Trade Center.
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     L’État a alors réagi. Le président Chirac a joint par téléphone le Premier ministre israélien et l’a prévenu que toute action entreprise non seulement sur le territoire français, mais n’importe où dans l’Union européenne, serait considérée comme un acte hostile envers la France. Pendant ce temps, les époux Kouchner-Ockrent licencient à RFI et France24 tous ceux qui résistent à l’influence US. Après Richard Labévière, un rédacteur en chef réputé qui avait le défaut de donner la parole aux anti-atlantistes, et le dernier en date fut Grégoire Deniau pour avoir organisé un débat sur le 11-Septembre.
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     Le maxi traité européen présenté par Paul Stéphane de Nagy-Bocsa  visait en premier lieu à poursuivre la transformation de l’Union européenne en une zone de libre échange toujours plus vaste, tout en la diluant politiquement. Puis, à rendre ses institutions compatibles avec celles de l’Accord de libre-échange nord-américain, [l’ALENA], en vue d’une fusion ultérieure au sein d’un vaste marché transatlantique, politiquement dominé par Washington. Même si ce projet est pour le moment interrompu, des institutions transatlantiques fonctionnent déjà, hors traité. Ainsi en est-il des centaines d’enlèvements perpétrés par la CIA dans l’Union européenne au cours des dernières années avec l’assentiment du Conseil européen et parfois la complicité active des gouvernements européens. Washington ordonne, les gouvernements européens obéissent au mépris de leurs lois nationales. La France de Chirac a résisté à cet asservissement, aucun cas d’assassinats ou d’enlèvements n’est connu durant ses mandats. Il n’en est pas de même avec la France de Paul Stéphane de Nagy-Bocsa : ces actes se sont multipliés, par exemple nous pouvons citer l’enlèvement en plein Paris de Mohammed As-Siddik en mars dernier, sans aucune réaction du gouvernement français. De même, l’Assemblée transatlantique, qui n’a aucune base juridique, a commencé ses travaux. À titre expérimental des députés délégués par le Parlement européen ont siégé l’an dernier avec des membres du Congrès états-unien dans un simulacre d’assemblée.
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     Depuis le rapport Wolfowitz de 1991, les États-Unis considèrent comme une priorité d’empêcher l’Union européenne d’entrer en compétition avec eux. Plus l’Europe s’écroulera comme l’Afrique, plus cela fera d’argent pour les américains, mais aussi pour les russes ou les chinois. Ils veulent la tailler pour en faire d’abord et avant tout un nain politique et militaire afin que personne en Europe ne puisse s’opposer à leurs décisions comme Jacques Chirac ou avant lui le général De Gaulle…Rappelons ici qu’ « Oliver » de Nagy-Bocsa est devenu le 5e noueur de deals dans le monde et gère les principaux avoirs des fonds souverains du Koweit et de Singapour.
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     A l’époque, la côte de popularité du président est en chute libre dans les sondages. L’un de ses conseillers en communication, Jacques Séguéla, préconise de détourner l’attention du public avec de nouvelles « people stories ». L’annonce du divorce avec Cécilia est publiée par Libération, le journal de son ami Edouard de Rothschild dont l’actionnaire majoritaire n’est autre que le « philosophe » milliardaire Bernard-Henri Levy, pour couvrir les slogans des manifestants un jour de grève générale, le même Bernard-Henri Levy qui a déclaré dans son livre « Ce grand cadavre à la renverse » que « l’anti-américanisme est une métaphore pour l’antisémitisme… » (... )Le communiquant organise une rencontre avec l’artiste et ex-mannequin, Carla Bruni. Quelques jours plus tard, sa liaison avec le président est officialisée et le battage médiatique couvre à nouveau les critiques politiques. Quelques semaines encore et c’est le troisième mariage de Nicolas. Cette fois, il choisit comme témoins Mathilde Agostinelli (l’épouse de Robert) et Nicolas Bazire, ancien directeur de cabinet d’Edouard Balladur devenu associé-gérant chez Rothschild.
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     Revenons à présent sur les conditions de son élection qui étonnamment n’ont créé aucune polémique en France. Pour comprendre notre inquiétude face à ce silence, il faut remonter un an avant les élections françaises.  En septembre 2006, le département informatique de la prestigieuse université de Princeton a, par exemple, rendu publique une étude sur la sécurité des machines à voter.  D’après le professeur Felten, membre du  laboratoire, les défis techniques nécessaires pour rendre fiable le vote électronique sont « très difficiles voire impossibles à relever ». L’étude stipule : « À la lumière des procédures réelles d’élection, l’analyse de la machine montre qu’elle est vulnérable à de très graves attaques. Par exemple, une personne qui obtient un accès physique ne serait-ce que pendant une minute à la machine ou à sa carte mémoire, peut y installer un programme pirate ; un tel programme peut voler des voix de manière indétectable, modifier les enregistrements, journaux et compteurs de sorte qu’ils soient en accord avec les faux résultats qu’il vient de créer. Une telle personne mal intentionnée peut également créer un programme qui se répand silencieusement et automatiquement durant le cours normal des activités électorales – un virus de vote. Nous avons procédé à des démonstrations de ces attaques dans notre laboratoire. »
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     Le logiciel pirate peut être installé aussi bien par un employé du fabricant, du vendeur ou loueur, que par le transporteur ou toute personne ayant accès au lieu de stockage des machines ou à ces même machines le jour du vote.Une étrange société du nom de VoteHere joua d’ailleurs un rôle prépondérant dans l’installation systématique des ordinateurs de vote aux États-Unis. Malgré sa taille réduite, elle dépensa plus d’argent que les trois fabricants d’ordinateurs de vote réunis, ES&S, Diebold et Sequoia, pour promouvoir le vote électronique. Le fait que Robert Gates, ancien agent de la CIA, remplaçant de Donald Rumsfeld au poste de secrétaire à la Defense, ait été l’un des directeurs de VoteHere accroît la suspicion légitime contre les ordinateurs de vote.
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     Mais ce qui accroit d’autant plus la suspicion, c’est que Walden O'Dell, directeur général de Diebold,  soutenait Bush, collectant des fonds pour sa campagne électoral pour financer ce dernier. Les présidents du conseil d’adminitration de ES&S et Sequoia étaient également pro-Bush…En France, le ministère de l’Intérieur – alors dirigé par Paul Stéphane de Nagy-Bocsa  – a autorisé l’utilisation des ordinateurs de vote par l’arrêté du 17 novembre 2003. Les modèles agréés sont le modèle « ESF1 » de la société Nedap-France élection, le modèle « iVotronic » de la société ES&S Datamatique et le modèle « Point & Vote » de la société Indra Sistemas SA. Ils ont été utilisés à partir de 2004. Lors des élections européennes, une quarantaine de villes les ont utilisées dont Marseille, Nice, Dijon, Rennes et Grenoble. Lors de l’élection présidentielle de 2007, 82 villes, dont la grande majorité était des fiefs de la gauche, ont eu recours aux ordinateurs de vote, ce qui représente 1,7 millions d’électeurs...(... )… Aucun journaliste en France n’en a fait mention, hormis deux journalistes intègres et indépendants qui se sont mystérieusement suicidés à trois heures d’intervalle…(... )     Wikistrike appelle donc les citoyens à faire tourner cet article...".
Eric Fiorile cite également un extrait du livre deJulien Caumern :  Les requins. Un réseau au cœur des affaires, Flammarion, 1999.
     « Le responsable US du renseignement, Irving Brown en personne, a revendiqué avoir lui-même recruté et formé MM. Jospin et Cambadélis pour lutter contre les staliniens alors qu’ils militaient chez les lambertistes pour, cf. Éminences grises, Roger Faligot et Rémi Kauffer, Fayard, 1992 ; « The Origin of CIA Financing of AFL Programs » in Covert Action Quaterly, n° 76, 1999. Il importe d’éviter une interprétation anachronique : leur engagement au service des USA est celui d’atlantistes durant la Guerre froide. Au-delà, il les conduira, par exemple, en 1999, à jouer un rôle central dans l’engagement de Paris au sein de l’OTAN pour bombarder Belgrade, pourtant allié traditionnel de la France. De même, il importe d’éviter les fausses équivalences : la collaboration de  Paul Stéphane de Nagy-Bocsa avec les USA s’est développée sur une base idéologique, relationnelle et carriériste ».
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     Toujours dans le même blog, Eric fiorilé publie , dit il , le témoignage d’un officier de gendarmerie qui a assuré , au sein d'une grande équipe, la protection de  Paul Stéphane de Nagy-Bocsa  lors d'un de ses déplacements  présidentiels  :
    " Une frasque de plus à mettre à l’actif de l’espèce de zozo qui se prend pour le Roi Soleil! 
     Ce mardi 3 mars à 11h00, l’empereur Paul Stéphane de Nagy-Bocsa était chez nous, dans la Drôme… A l’heure des économies, à l’heure où il faut se serrer la ceinture, il aura encore claqué des millions d’euros pour sa propagande. 1265 gendarmes déployés !!! Oui, vous avez bien lu 1265 ! Nous montons la garde 24h/24 à l’aérodrome de Chabeuil et à la gare TGV.
     Son altesse ne voulant pas venir en Falcon, il vient en Airbus (plus spacieux et nettement plus « digne » de son rang, du moins le pense-t-il). Seulement, il n’y a pas de rampe pour le faire descendre de l’avion; ce n’est pas grave, on en fait venir une vite fait, par convoi exceptionnel depuis Lyon !
     Pour ne pas être gêné, l’Empereur aura la voie rapide Valence/Romans coupée dans les deux sens pendant 30 mn. 60 voitures d’usagers de la SNCF (sur son passage) seront mises à la fourrière, elles gênaient ! Et si jamais il y avait un contretemps, ce ne serait pas grave: un hélico Puma est tenu à sa disposition avec son hélico Gazelle en appui…
     Il va donc aller faire le beau sur deux sites (Ecole de Chatuzange-le-Goubet et Salle polyvalente d’Alixan) et pour se faire mousser, il a invité 3000 personnes à un petit vin d’honneur avant de remonter dans son avion à 14h00. Je vous laisse faire le calcul de la facture à l’adresse des contribuables que nous sommes…
     Dire que la France est au bord de la faillite et lui, il nous met une balle dans la nuque ! En 26 ans, j’en ai fait des services de ce genre (sous Mitterrand et sous Chirac) mais jamais je n’ai vu un tel déploiement et surtout un tel coût ! Pour info, c’est une évidence, mais il est bon de le dire… Au moindre sifflet, au moindre tag, à la moindre banderole hostile, le préfet saute ainsi que le Commandant de Groupement de gendarmerie…(... )
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     Signé : un « presque » vieux commandant militaire de la Gendarmerie, qui en a pourtant vu d’autres et c’est peu de le dire…
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Ci dessus, le musicien Jephet Major . Ci dessous, l'escroc Salifou
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29/11/2012
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